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TARN: entre 3 et 5 mois de prison avec sursis requis à l'encontre de cinq chefs d'entreprises pro A69

Ils ont comparu ce mardi 7 avril 2026 devant le tribunal correctionnel de Castres

Action pro A69
Des pancartes installées sur des ronds-points entre Castres et Puylaurens
Crédit : DR

Publié : 8h45 par Cécile Gabaude et Pauline Schaller

La salle d’audience était pleine à craquer, ce mardi 7 avril 2026, au tribunal correctionnel de Castres, au procès de cinq pro-A69.

Ces chefs d’entreprises, favorables au chantier de l’autoroute entre Castres et Toulouse étaient jugés suite à leur action menée l’an dernier. Sur le banc des prévenus : Benoît Puech, Frédéric Cenes (élu municipal à Mazamet), Paul Houlès, Mathurin Castan et Guy Bousquet, président de l’association Via 81. Ils comparaissaient pour "dégradations en réunion, divulgation d'informations personnelles et association de mafaiteurs".

Dans la nuit du 24 au 25 juin 2025, une dizaine de pancartes avaient été affichées sur des ronds-points du pays Castrais « Oui à l’Autoroute, Non aux Voyous » pouvait-on lire.

Ils avaient aussi placardé une liste de noms de soutiens aux opposants à l’autoroute. Cette nuit-là, des maisons et entreprises avaient également été aspergées de peinture rouge.

Hier, à l'audience, la défense a parlé de cinq travailleurs, inconnus de la justice, apeurés à l’approche de la grosse manifestation anti-A69, de début juillet 2025.

Me Laurent Boguet, représentait deux des cinq prévenus:

 

Me Bogué procès pro A69
Crédit : Pauline Schaller

La défense qui a demandé la relaxe pour certains chefs d’accusation : notamment, l’association de malfaiteurs ou les faits de dégradations.

Douze partes civiles étaient représentées, hier au tribunal de Castres, pointant du doigt une volonté d’intimider, une action préparée et concertée.

Me Claire Dujardin, avocate de Partie Civiles :

Me Dujardin procès A69
Crédit : Pauline Schaller

Le Parquet a requis à l’encontre des prévenus entre trois et cinq mois de prison avec sursis. 

Ils ont admis la pose des panneaux, mais ils ont nié toute participation aux dégradations, refusant de livrer d’autres noms.

Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu le 2 juin 2026.