Carcassonne : les locaux syndicaux au coeur d'un bras de fer politique
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/ZvlRIRYqQV/image/20260513_1130491779344529094.jpg)
Publié : 8h22 par Emmanuel Bouisset
Le projet du maire de Carcassonne de demander aux syndicats de quitter leurs locaux continue de susciter des réactions. Ce mercredi 20 mai, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a dénoncé devant le Sénat une décision qui traduit, selon lui, "une forme de mépris de la démocratie sociale".
Élu en mars dernier, le maire de la ville, Christophe Barthès, avait demandé fin avril à plusieurs organisations syndicales – CGT, FSU, Sud et CFDT – de restituer des bureaux situés en centre-ville, qu’elles occupaient gratuitement. Une décision justifiée par l’édile au nom d’une gestion des fonds publics qu’il souhaite revoir.
Mais pour le gouvernement, la question dépasse le cadre local. Jean-Pierre Farandou a rappelé que la présence de ces structures de proximité constitue un enjeu important pour l’accès aux droits des salariés et l’exercice de la liberté syndicale. Il a également évoqué une "défiance vis-à-vis des corps intermédiaires".
Du côté des syndicats, la décision est vivement critiquée. Dans un courrier adressé aux ministères de l’Intérieur et du Travail, plusieurs organisations nationales dénoncent une "mauvaise foi politique" et affirment que les syndicats ne doivent "jamais être réduits au silence par le pouvoir politique".
Dans ce contexte, une mission gouvernementale a été lancée afin de dresser un état des lieux des bourses du travail, ces bâtiments historiques souvent mis à disposition des syndicats dans de nombreuses communes. Un débat qui s’annonce désormais aussi politique que symbolique, au-delà de la seule situation carcassonnaise.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/centpourcent/images/logo_GKtGotj0W8.png)