Les candidats proches d'En Marche ont présenté leurs binomes sur les cantons de Haute-Garonne.

 

Georges Méric a présenté sa majorité sortante de gauche pour les élections départementales la semaine dernière. Dans la foulée vendredi, la droite et le centre ont présenté leurs binômes pour ce qu’on appelait jadis les élections cantonales. En Marche, le Modem et Agir se définissent comme majorité "présidentielle", quand Georges Méric le président PS sortant qualifie son rassemblement de majorité "départementale". Suivez bien.

 

Les partis proches d'Emmanuel Macron veulent en finir avec l’hégémonie du PS. Jacqueline Winnepenninckx se présente par exemple sur le canton de Toulouse 4. La conseillère départementale sortante Modem n’y va pas par quatre chemins pour dénoncer les pratiques des sortants, au pouvoir depuis 6 ans "c'est une gouvernance archaïque, infantilisante et nuisible aux services publics" estime-t-elle car "les communes et intercommunalités sont soumises à des pressions, afin que les subventions accordées viennent en contrepartie d'une allégeance aux partis de la majorité."

 

 

Elle dénonce "une posture populiste" des élus majoritaires au Conseil départemental avec une relation avec l'Etat "se résumant à des critiques" et des collaborations avec la mairie de Toulouse et Toulouse Métropole, "de nombreux projets ont été gelés" affirme-t-elle.

Laurent Esquenet du Modem appelait à l'alternance, moquant "l'entre-soi" dans un département de Haute-Garonne "dirigé depuis presque 80 ans" par la même majorité SFIO et PS, il raillait "la longévité" des différents présidents "26 ans pour Pierre Izard, 22 ans pour son prédécesseur". Laurent Esquenet évoquait enfin une "confiscation de la gestion d'une collectivité territoriale assez préoccupante." La bataille des départementale est lancée.

 

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