Le président sortant du conseil départemental n’a pas apprécié qu’EELV 31 fasse bande à part.


Georges Méric, président sortant du Conseil départemental de Haute Garonne, a présenté ce mercredi 5 avril 2021 les 54 candidats (dont lui-même) de la majorité départementale en vue des élections les 20 et 27 juin prochains. Des candidats issus du PS, du PC et du PRG ainsi que d'une myriade de micro-partis de gauche plus ou moins identifiés.

 

EELV passé à la sulfateuse 

Des candidatures « solidaires, citoyennes et écologiques » soit les valeurs maîtresses de la politique départementale de ces six dernières années « notre boussole » dixit GM.

Mais aucun écologiste pure sucre dans le panel majorité départementale. La faute à « ceux qui portent une lourde responsabilité » dira Georges Méric sans les nommer. EELV 31 ayant refusé de manière «incompréhensible » un accord  « pourtant co-construit ». Une fois le divorce prononcé, les écologistes lâcheront même un commentaire qui est resté en travers de la gorge de Georges : non compromission avec la majorité actuelle », véritable « insulte ». On comprend que PS et EELV ne passeront pas leurs vacances d’hiver ensemble sur les sommets de Bagnères-de-Luchon.

Une fois les écolos habillés pour la prochaine ère glacière, Georges Méric enfonçait le clou estimant a contrario avoir pu discuter avec la France Insoumise « on se comprend», entre Guesdistes et Jauressiens « cousins du socialisme ». Pour autant aucun accord n’a été possible avec LFI. 

 

Un bilan des six années de majorité PS

Le président sortant estimait à l'heure du bilan avoir su « faire face » à « l’urgence environnementale et sociale » pendant sa mandature, avec une politique de « solidarité territoriale », sortie gagnante quand les «technocrates parisiens et tenants du néolibéralisme » voulaient faire de la Haute-Garonne « un département résiduel » avalé par la Métropole toulousaine.

Le vote utile « c’est nous » martelait Georges Méric désignant les candidats LR et LREM comme suppôts de « l’hypermétropolisation » et un Rassemblement National en lice uniquement pour « préparer la campagne présidentielle de 2022 ». « Les gens ont conscience de l'action du département durant ces six ans » se rassurait G. Méric au moment de la question fatidique du manque d'intérêt des électeurs pour ce scrutin. Et pour demander le programme ? Il faudra attendre la mi mai.