L'exécutif instaure un couvre-feu avancé.

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Avec la dégradation de la situation sanitaire après les fêtes, Jean Castex a annoncé ce jeudi soir la mise en place d'un couvre-feu à 18 heures sur tout le territoire dès ce samedi et pour quinze jours. Le gouvernement justifie cette mesure par son efficacité : la situation des départements déjà concernés s'améliore. Les dérogations seront minimes et les établissements accueillant du public fermeront leurs portes à 18 heures. Jean Castex a affirmé que le confinement ne s'imposait pas actuellement, mais qu'en cas de dégradation, cette mesure forte pourrait être envisagé. 

 

Le Premier ministre s'est à nouveau félicité de la stratégie française par rapport aux autres pays européens, notamment avec le confinement anticipé en novembre. La situation est "maîtrisée" mais "fragile" indique Jean Castex. Les cas de coronavirus se sont stabilisés ces derniers jours, avec 16 000 contaminations par jour en moyenne.

 

En complément des mesures, à partir de lundi, tous les voyageurs venant d'un pays extérieur à l'Union Européenne devront présenter un test négatif et s'isoler sept jours pour venir dans l'Hexagone. 

 

En matière scolaire

Les écoles restent ouvertes pour ne pas creuser les inégalités. Les activités physiques et sportives scolaires et extra-scolaires en intérieur sont cependant suspendus. 

Pour les étudiants en distanciel, le Premier ministre a reconnu la détresse en études supérieurs. Le 25 janvier, les premières années pourront se rendre par demi-groupes en travaux dirigés. Puis, le retour des étudiants se fera progressivement si la situation s'améliore.

 

Les variants, une difficulté supplémentaire

La souche britannique du virus est plus contagieuse que la souche initiale, 60 à 70% plus virulent, surtout chez les enfants. La fermeture des écoles n'a pas été prônée, mais un protocole sanitaire renforcé devrait être mis en route. Le variant d'Afrique du Sud est aussi plus contagieux. 

 

Vaccination

Jean Castex a confirmé l'ouverture lundi pour les personnes de plus de 75 ans à la vaccination, mais aussi toutes les personnes à risque (insuffisance rénale, cancer, transplantés d'organe, trisomie). Il a tout de même prévenu que la prise de rendz-vous pourra être embouteillée, car les doses arrivent au fur et à mesure de la production. Prise de rendez-vous auprès du centre de vaccination le plus proche, sur santé.fr ou en a 0 800 009 110 dès demain matin 8 heures.

 

Eva Sannino