La justice a frappé fort.

 

La justice a décidé de marquer le coup, après la descente des gendarmes dans une importante fête clandestine près de Toulouse. Une centaine de personnes, venues de toute la France, faisaient la fête dans un gîte au Burgaud dans la nuit de samedi à dimanche. Tout cela au mépris des restrictions et des gestes barrières.

Bilan : une centaine de participants verbalisés et deux organisateurs présumés - se présentant comme influenceurs - placés en garde à vue. 

 

L'organisateur principal dort en prison ce mardi

Les deux mis en cause d'une vingtaine d'années viennent d'être mis en examen ce mardi 13 avril 2021 dans le cadre d'une information judiciaire. Preuve de l'application de la justice à faire "un exemple" : l'individu qui apparait le plus impliqué, "le chef d'entreprise" qui aurait "fait les démarches" selon une source proche du dossier, a été placé en détention provisoire. Il dort en prison ce mardi soir. Son ami et collaborateur a été libéré sous contrôle judiciaire. 

 

Volonté de faire un exemple ? 

Le parquet a-t-il des consignes de sévérité ? En tout cas, le procureur de la République de Toulouse, Dominique Alzeari, précisait mardi soir que "les deux personnes mises en cause présentées ce jour au parquet ont convenu a minima de la matérialité des faits". Une information judiciaire est donc ouverte pour "travail dissimulé aggravé par dissimulation d'activité et de salariés, recel de vol, dégradation volontaire grave du bien d'autrui, exposition d'autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures par violation manifestement délibérée d'une obligation de prudence imposée par la loi" et "organisation d'une réunion interdite en état d'urgence sanitaire". Ce cadre procédural va permettre "de poursuivre la recherche des preuves et saisies", d'approfondir "les investigations". 

Pour le parquet "la gravité objective des faits sciemment commis" est "en violation des règles les plus essentielles de préservation de la santé" et a exposé "un très grand nombre de personnes à un risque immédiat dans un but lucratif ". Le procureur de la République avait requis l'incarcération des deux organisateurs présumés, le juge des libertés et de la détention a suivi le parquet uniquement pour l'un des deux suspects. Bref autour de Toulouse, la bamboche, c'est terminé...