Une centaine de personnes faisait la fête au mépris des règles sanitaires au Burgaud.

 

Les gendarmes sont intervenus, ce dimanche 11 avril 2021 vers 3h30 du matin, dans un gîte près de Toulouse : une importante soirée clandestine payante se déroulait en toute illégalité, au Burgaud.

 

Les fêtards venaient des quatre coins de l'Hexagone

Selon une source proche de l'enquête "une centaine de personnes festoyait, toutes agglutinées sans masque" ; la plupart n'a pas échappé à une verbalisation pour non-respect du couvre-feu. Les deux organisateurs originaires de la Haute-Garonne, "ils se présentent comme des influenceurs, auto-entrepreneurs", ont été placés en garde à vue pour mise en danger de la vie d'autrui, dans le cadre d'une enquête pilotée par le parquet de Toulouse "qui a demandé la saisie du matériel".

Les organisateurs appartiennent à la communauté antillaise. Selon nos informations, les fêtards venaient de Toute la France "Montpellier, Toulouse ou même Issy-les-Moulineaux" ; une invitation avait été lancée sur l'application Snapchat vers 18 heures samedi, et les convives ont convergé vers cette minuscule commune proche de Toulouse. Ce sont les riverains qui, dérangés par le bruit, ont prévenu les gendarmes.

 

Service de stationnement et vigiles à l'entrée de la fiesta

Les militaires ont rapidement constaté que le stationnement y était payant "à hauteur de 20 euros" et l'accès à la soirée était possible "moyennant 30 euros". La dernière quinzaine de personnes n'a quitté les lieux que vers 6 heures du matin. Une quinzaine de gendarmes est intervenue : le GNSI (Groupe Nuit de Surveillance et d'Intervention de la Compagnie de Toulouse-Mirail) et les militaires de la communauté de brigades de Grenade.

Selon nos informations, les propriétaires qui ont loué le gîte pensaient avoir affaire à une entreprise, "ils n'habitent pas sur place" nous précise une source judiciaire. Le gîte en question possède une quinzaine de couchages et une salle de réception. 
 

Contactée, la propriétaire du gîte se dit "scandalisée" par "l’incivisme des gens", elle affirme ne pas avoir été au courant de la fête, "ils voulaient se réunir pour travailler et faire des photos, se disant influenceurs, j’ai vérifié et la société avait pignon sur rue. Ils m’ont payé, m’ont fait un chèque de caution, tout semblait parfait, il y avait même les prénoms sur les chambres. Aujourd’hui (dimanche) c’est très sale, il y a beaucoup d’alcool, de bouteilles et au moins 50 heures de ménage..."

 

Capture d'écran d'une vidéo Instagram de la soirée clandestine du Burgaud.

Capture d'écran d'une vidéo Instagram de la soirée clandestine du Burgaud.