Les fugitifs d'Auzeville risquent 10 ans de prison a minima.

 

Le Procureur de la République de Toulouse, Dominique Alzéari, s'est exprimé, ce vendredi, après les faits dramatiques d'Auzeville-Tolosane jeudi.

Pour mémoire, deux individus se sont constitués prisonniers au commissariat dans la nuit de jeudi à vendredi, après une course poursuite qui a coûté la vie à un homme de 58 ans.

 

Rappel des faits

 

Jeudi 15h39 précisément, deux individus se rendent coupables d'une tentative de vol aggravé sur un particulier, à Auzeville. Le proprétaire les met en fuite et appelle les gendarmes qui mettent aussitôt en place des barrages.

 

Les suspects, "dont aucun des deux n'a le permis de conduire" notera le Procureur, circulent alors sur la D813. Ils font demi-tour à la vue des militaires. Puis dépassent les 100 km/h sur un couloir de bus, grillent un feu rouge et percutent le pilote d'un scooter. Les gendarmes se trouvent, au moment du choc, à plus de 200 mètres des fugitifs.

La collision est d'une violence inouïe "il y a 30 mètres d'écart entre le lieu de l'impact et le lieu où on retrouve le scooter de 250 kg" précise le Colonel de gendarmerie Philippe Coué, commandant de la Section de recherches de Toulouse en charge de l'enquête.

 

 

La victime, "un homme marié, qui circule normalement, qui a des enfants et qui travaille chez un sous-traitant d'Airbus" selon Dominique Alzéari, décèdera rapidement des suites de ses blessures : polytraumatismes crânien, thoracique... La scène de crime est à la limite du supportable.

 

Les individus continuent leur route avec la Clio endommagée et s'emparent d'une Golf, non sans en avoir extrait violemment une mère de famille et son enfant de 8 ans. Ils abandonneront le véhicule sur le périphérique et disparaitront dans le métro, du côté de la station Matabiau.

Ils se rendront donc dans la nuit aux forces de l'ordre "nous aurions de toutes façons identifié et trouvé ces individus" a tonné ce vendredi le Procureur de la République.

 

Une information judiciaire bientôt ouverte

 

Le patron du parquet toulousain évoque "une gravité exceptionnelle et une inconscience absolue et criminelle de ces individus."

Abdelkader G. est né en juin 1999 à Toulouse, son casier judiciaire porte la mention de 6 condamnations. Belkacem B. né en avril 1998, en Algérie, a 9 mentions à son casier judiciaire "essentiellement pour des atteintes aux biens". 

 

L'un des mis en cause habite Balma, l'autre Toulouse. Ils seront présentés à un magistrat, ce samedi, en vue de l'ouverture d'une information judiciaire.

 

Les infractions sont évidemment d'une gravité extrême : homicide volontaire requalifiable en homicide involontaire aggravé, vol avec violence, tentative de vol aggravé, recel du véhicule volé et faussement plaqué, mise en danger de la vie d'autrui, refus d'obtempérer etc.

 

Ils risquent 10 ans de prison a minima.   

 

 

 
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