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Gers : un homme condamné à 30 ans de réclusion pour avoir tué son ex-conjointe

Un homme de 76 ans a été condamné jeudi par la cour d’assises du Gers, à Auch, à 30 ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté de 15 ans

un homme condamné à 30 ans de réclusion pour avoir tué son ex-conjointe
un homme condamné à 30 ans de réclusion pour avoir tué son ex-conjointe

Publié : 8h30 par Emmanuel Bouisset

Après quatre jours de procès, la cour d’assises du Gers a condamné l’accusé à 30 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 15 ans. L’avocat général avait requis 30 ans de réclusion, avec 20 ans de sûreté, selon deux avocats présents à l’audience interrogés par l’AFP.
Les faits remontent au 3 août 2023, à Préchac-sur-Adour, dans le Gers. L’homme avait percuté à deux reprises son ex-compagne avec son véhicule. Il avait ensuite pris la fuite vers Galiax, un village voisin, où il avait tenté de se tirer dessus avec une carabine. Grièvement blessé à la tête, il avait été hospitalisé.

Des menaces signalées avant le meurtre

La victime avait alerté les autorités quelques semaines auparavant. Le 18 juin 2023, elle avait déposé une main courante à la gendarmerie de Marciac pour des menaces de mort reçues entre janvier et juin.
Son ancien compagnon avait ensuite été placé en garde à vue le 31 juillet pour « menaces de mort réitérées par conjoint ». Il avait reconnu les faits et reçu une convocation judiciaire pour le 3 novembre. Le meurtre a été commis seulement trois jours après cette garde à vue.
 
Auprès de l’AFP, l’avocat des parties civiles, Fabien Arakelian, a qualifié l’affaire de « chronique d’un féminicide annoncé », tout en pointant « la responsabilité de l’État ». Il regrette notamment qu’après les menaces dénoncées par la victime, l’homme n’ait fait l’objet que d’une garde à vue de 4 h 15, suivie d’une convocation pour une composition pénale plusieurs mois plus tard.
 
L’avocat de la défense, Christophe Grau, a de son côté reconnu auprès de l’AFP que son client n’avait eu « quasiment aucune parole de compassion » à l’égard de la victime durant le procès. Il juge néanmoins la peine prononcée « totalement démesurée », compte tenu notamment de l’âge de son client.