UNESCO : l’Aude dénonce des accusations “injustifiées” après la manifestation contre l’appellation “forteresses royales du Languedoc”

l’Aude dénonce des accusations “injustifiées” après la manifestation contre l’appellation
l’Aude dénonce des accusations “injustifiées” après la manifestation contre l’appellation
Crédit : Pauline Schaller

Publié : 8h37 par Emmanuel Bouisset

 

Le Département de l’Aude réagit vivement après la petite manifestation organisée samedi à Carcassonne.
Une soixantaine d’opposants s’étaient rassemblés pour dénoncer l’usage de l’appellation « forteresse royale du Languedoc » dans la candidature au patrimoine mondial de l’UNESCO des châteaux situés entre Aude et Ariège.
Selon eux, l’absence de la mention « château cathare » traduirait un reniement du passé historique local.

Une accusation que la présidente du Conseil départemental, Hélène Sandragné, réfute fermement, rappelant que le terme utilisé dans le dossier UNESCO s’appuie sur des données historiques établies et validées par les experts.

Un choix d’appellation fondé sur l’Histoire

Car l’une des critiques récurrentes porte justement sur la disparition de l’expression « château cathare », très ancrée dans l’imaginaire collectif mais historiquement discutable.
Pour l’archéologue Fabrice Chambon, spécialisé dans l’étude de ces fortifications, le terme retenu est non seulement pertinent, mais indispensable pour que la candidature tienne scientifiquement. Cette précision historique est essentielle : l’UNESCO attend des dossiers scientifiquement rigoureux, appuyés sur des faits vérifiables, et non sur des appellations touristiques ou symboliques.

Une décision attendue en juillet

Les sept sites concernés — Aguilar, Quéribus, Termes, Lastours, Peyrepertuse, Puilaurens et Montségur — constituent un ensemble d’exception, tant pour leur histoire que pour leur valeur architecturale. Ils ont été retenus pour représenter les fortifications médiévales qui ont structuré la frontière sud du royaume de France.

Le verdict de l’UNESCO est attendu en juillet prochain.
Pour les élus comme pour les chercheurs, ce label constituerait une reconnaissance internationale majeure, ainsi qu’un levier touristique et culturel pour le territoire.

 

Hélène Sandragné, présidente du conseil départemental de l'Aude
Hélène Sandragné, présidente du conseil départemental de l'Aude
Crédit : Pauline Schaller
Fabrice Chambon, archéologue
Fabrice Chambon, archéologue
Crédit : Pauline Schaller