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TOULOUSE: colère et indignation après les violences du 17 octobre dans le centre-ville

La manifestation a viré à l'affrontement et aux pillages dans la ville rose

JL MOUDENC
Le maire de Toulouse à la rencontre des commerçants victimes des casseurs
Crédit : Facebook de Jean-Luc MOUDENC

Publié : 8h32 par La rédaction 100% Radio

Au lendemain du chaos qui a régné dans le centre-ville Toulousain, le Maire de Toulouse, Jean-Luc MOUDENC, est allé à la rencontre des commerçants impactés ce dimanche 18 octobre 2026.

« Face aux violences et aux attaques contre nos institutions, nous devons faire bloc » a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Il appelle au rassemblement devant le Capitole à 12h, ce lundi 19 octobre, avec « celles et ceux souhaitent s'opposer à ce qu'ils ont vu, pour défendre nos mairies, nos institutions républicaines et les libertés publiques ».

La manifestation contre la vie chère, samedi 17 octobre 2026, à Toulouse, a rassemblé 32 000 personnes au plus fort de la mobilisation, mais ça a tourné au chaos avec  une « déambulation sauvage », selon les mots de la Préfecture, qui s’est transformée en délinquance urbaine avec une frange radicale mêlée à la foule présente.

La Préfecture parle de 1 500 et 2 000 individus préparés, cagoulés et équipés pour piller, vandaliser et affronter les forces de l’ordre... des individus qui ont arpenté les rues de l’hypercentre toulousain...

Une vingtaine de boutiques ont été impactées : vitrines explosées, magasins pillés ; du mobilier urbain a été dégradé, des forces de l’ordre et de secours ont été agressées avec des blessés. Plus de 90 personnes ont été interpellées.

Dans d’autres grandes villes de France, des violences et pillages se sont aussi observées : attaques de Mairie à Limoges, résidence préfectorale à Bordeaux, office de Tourisme à Lyon ; des commerces saccagés et des forces de l’ordre et secours pris à partie.

Le Ministre de l'intérieur a présenté sa démission qui a été refusée par le Président Macron. Le Chef de l'Etat a promis la fermeté contre les auteurs des violences en marge des manifestations de samedi, mais aussi "la transparence" sur le dispositif de maintien de l'ordre, alors que de nouvelles tensions ont éclaté à Paris et à Lyon.

Dans une allocution d'une dizaine de minutes, Emmanuel Macron a dénoncé des individus « issus de groupuscules d'ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants", qui "se sont livrés à une violence débridée dans nos villes ».