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Procès en appel des attentats de Trèbes et Carcassonne

Devant la cour d’appel de Paris, l’ex-compagne du terroriste Radouane Lakdim a évoqué son endoctrinement et assuré avoir rompu avec les idées qu’elle partageait à l’époque des attentats.

La 3e semaine de procès en appel des attentats de Trèbes et Carcassonne s’achève aujourd'hui à Paris
La 3e semaine de procès en appel des attentats de Trèbes et Carcassonne s’achève aujourd'hui à Paris
Crédit : Emilie Baylet

Publié : 8h14 par Emmanuel Bouisset

 

 

L’audience de ce jeudi 1er octobre a été largement consacrée à l’audition de Marine Pequignot, l’ex-petite amie de Radouane Lakdim, auteur des attentats de Trèbes et Carcassonne du 23 mars 2018. Déjà condamnée en première instance pour association de malfaiteurs terroriste, elle est revenue sur son parcours de radicalisation et sur la relation qu’elle entretenait avec le terroriste.

Devant la cour, l’accusée a expliqué avoir été progressivement endoctrinée par Lakdim. Elle décrit une période de fragilité personnelle durant laquelle elle recherchait une figure protectrice et reconnaît avoir subi ce qu’elle qualifie de « lavage de cerveau ». Selon elle, son immersion dans des échanges religieux et ses contacts avec des membres de l’organisation État islamique ont contribué à sa radicalisation.

Une relation sous emprise

Marine Pequignot a également évoqué une relation amoureuse qu’elle présente aujourd’hui comme toxique. Elle a décrit un compagnon absent, capable de couper tout contact pendant plusieurs semaines, alimentant une forte dépendance affective. L’accusée affirme avoir vécu dans l’attente permanente de nouvelles de Radouane Lakdim jusqu’à leur dernier échange, en janvier 2018, deux mois avant les attaques.

Interrogée sur une éventuelle volonté de rejoindre la Syrie, elle a assuré n’avoir jamais envisagé un départ malgré les sollicitations dont elle dit avoir fait l’objet.

Des regrets affichés

L’audience a aussi été marquée par une vive tension entre l’avocat général et la défense. Le ministère public a notamment interrogé l’accusée sur ses réactions lors de précédentes audiences consacrées au terroriste. Marine Pequignot a fermement contesté certaines affirmations du parquet, provoquant un échange tendu dans la salle.

Revenant sur le jour des attentats, elle a reconnu avoir ressenti de la peine en apprenant la mort de Radouane Lakdim, tout en expliquant que ce sentiment relevait alors de sa relation affective avec lui. Face à la cour, elle a dit regretter profondément les convictions qu’elle partageait à l’époque et affirme avoir totalement rompu avec cette idéologie depuis le drame.

Le procès en appel des attentats de Trèbes et Carcassonne se poursuit à Paris. Les débats doivent encore permettre à la cour d’examiner le rôle et la responsabilité des différents accusés dans l’entourage du terroriste.

Ecoutez le compte rendu de cette nouvelle semaine d’audience devant la cour d’appel spéciale de Paris avec notre envoyée spéciale, Emilie Baylet.

 

Attentats de Trèbes et Carcassonne : Marie Pequignot entendus à la barre
Attentats de Trèbes et Carcassonne : Marie Pequignot entendus à la barre
Crédit : Emilie Baylet