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Carcassonne. Les syndicats entrent en lutte après une procédure d’expulsion

Les organisations syndicales montent au créneau après une procédure d’expulsion lancée par le Maire.
Les organisations syndicales montent au créneau après une procédure d’expulsion lancée par le Maire.
Crédit : Pauline Schaller

Publié : 8h45 par Emmanuel Bouisset

 

Le bras de fer est engagé à Carcassonne. Les principales organisations syndicales de l’Aude — CGT, CFDT, FSU et Sud Solidaires — dénoncent une procédure d’expulsion lancée par la municipalité dirigée par le maire RN Christophe Barthès.

Selon l’avis émis par la mairie, ces syndicats devaient quitter leurs locaux situés en centre-ville, à la Bourse du Travail, ce mercredi 13 mai. Une décision qui a immédiatement suscité une vive mobilisation. Près de 300 personnes se sont rassemblées ce jour-là devant le bâtiment pour exprimer leur opposition à cette mesure.

Pour les organisations concernées, la perte de ces locaux aurait des conséquences importantes sur leur capacité d’action. Sophie Trochet, secrétaire départementale de la CGT de l’Aude, évoque des impacts directs pour les travailleurs.


Cette procédure intervient dans un contexte tendu. Elle a été engagée après une manifestation contre l’extrême droite, organisée le 29 avril dernier et soutenue par les quatre syndicats visés. Un élément qui alimente l’incompréhension et la colère des organisations.

Du côté de Sud Solidaires, Arthur Slimak dénonce également une décision politique lourde de conséquences pour la représentation syndicale locale.

L’affaire dépasse désormais le cadre départemental. Les responsables nationaux de plusieurs syndicats ont adressé un courrier aux ministres de l’Intérieur et du Travail, donnant à ce dossier une dimension nationale.

Face à cette situation, les syndicats annoncent le début d’une mobilisation qui pourrait s’inscrire dans la durée.

 

Sophie Trochet, secrétaire département de la CGT de l’Aude
Sophie Trochet, secrétaire département de la CGT de l’Aude
Crédit : Pauline Schaller
Arthur Slimak, du syndicat Solidaire 11
Arthur Slimak, du syndicat Solidaire 11
Crédit : Pauline Schaller