Une affaire sordide frappe le prestigieux établissement toulousain.

 

Atmosphère lourde ce mardi à l’IEP Toulouse. Une étudiante de Science Po Toulouse âgée d’une vingtaine d’années a déposé plainte pour viol. Une information révélée par nos confrères de France 3 Occitanie. Les faits auraient eu lieu en septembre 2018. L’agresseur serait un autre étudiant de l’IEP.

 

Un processus pour amener la victime à témoigner

Olivier Brossard, directeur de l’IEP Toulouse, a expliqué suivre l’affaire « depuis la mi-novembre mais « je ne disposais ni du nom de la victime ni le nom de l’agresseur ». « Il y a eu un processus pour amener la victime à témoigner » explique le responsable qui précise « j’ai via l’article 40 fait un signalement au procureur de la République dès que j’ai pris connaissance des faits ». L’établissement a tenté d’entrer en contact avec la victime qui « dans un premier temps s’y refusait ».  Puis fin décembre la victime « s’est signalée » et « j’ai su et j’ai pu commencer la prise en charge par nos services. » Et notamment par la cellule dirigée par Christine Mennesson en charge de la mission de lutte contre les violences sexuelles et les propos discriminatoires au sein de l’IEP Toulouse. Des mesures de protection ont été prises à l’égard de la victime, notamment « une interdiction d’accès au bâtiment pour l’agresseur présumé. » Une procédure disciplinaire doit suivre.

 

Les week-ends d’intégration dans le collimateur

La jeune femme aurait été violée lors de criteriums sportifs inter-IEP. « Les faits se sont produits dans un contexte dit de l’intégration » confirme Olivier Brossard mais « pas à ma connaissance dans les locaux » de l’IEP. « Nous avons pris connaissance de l’identité de l’agresseur (NDLR : présumé) hier » précisait Christine Mennesson. Pour le directeur de l’IEP Toulouse « ça fait plusieurs années que nous, les directeurs, sommes préoccupés voire atterrés de ce qu’il se passe dans les CRIT (criteriums sportifs inter-IEP) » et « cette année j’avais décidé que l’établissement ne subventionnerait plus ses manifestations […] ces beuveries. »

 

 

 

Une cellule pour recueillir la parole d’autres victimes

Pour le moment une seule victime s’est fait connaître. Selon Christine Mennesson « il existait une cellule d’écoute » mais « son efficacité peut être sans doute améliorée ». L’IEP revoit son fonctionnement et va « réfléchir à la possibilité de nous contacter par mail et on va aussi proposer une boîte vocale, cela permet des témoignages anonymes. On a aussi un effort d’information sur l’existence de cette cellule. » Tout cela sera mis en place ces prochaines semaines.  

 

Plainte déposée le 6 février

Une enquête préliminaire a été ouverte après une plainte pour viol d'une étudiante de l'Institut d'études politiques (IEP) de Toulouse, a indiqué mardi à l'AFP le procureur Dominique Alzeari.  "La victime des agissements diffusés sur les réseaux sociaux (...) a formalisé une plainte reçue au commissariat de Toulouse à la date du 6 février 2021", a ajouté le magistrat.