Nouvelle fusillade meurtrière dans le Toulousain.

 

Un homme a été abattu dans la nuit de samedi à dimanche.

La victime de 26 ans a été tuée par balle à Blagnac, place de Catalogne peu avant 2 heures du matin. Les pompiers ont été prévenus vers 1h45 mais n'ont rien pu faire pour sauver la victime. La direction territoriale de la Police judiciaire (DTPJ) a été chargée de l'enquête du chef d'homicide volontaire par le parquet de Toulouse. Des interpellations auraient été menées "suite à des signalements" dans la nuit ou au petit matin, mais il convient d'être très "prudent" précisait dimanche une source policière. 


En 2020, plusieurs individus ont été blessés par arme à feu à Toulouse dans des règlements de comptes sur fond de trafic de stupéfiants, cinq hommes 
sont morts, notamment dans le quartier des Izards.

 

Pas de lien avec le trafic de drogue ?

Ce lundi, nous apprenions que l'enquête pour homicide volontaire s'oriente, à ce stade, vers "un différend amoureux" et pas forcément sur une affaire en lien avec le stup. Selon une source judiciaire, les gardes à vue prononcées durant le week-end auraient bien un lien avec la fusillade et se poursuivent "pour éclaircir l’affaire."
 

Les syndicats veulent accélérer l'arrivée des renforts et insistent sur l'importance de la réponse pénale.

 

Alors que "la violence aveugle et meurtrière n'épargne pas Toulouse" le responsable du syndicat Unité SGP Police Occitanie Didier MARTINEZ exhorte ce matin "les responsables politiques et gouvernementaux à prendre toute la mesure de la dérive de notre société [...] Fin de l'impunité, peines sévères et dissuasives, respect de l'autorité, des règles et de la loi sont la base évidente des mesures radicales et urgentes à entreprendre pour que le travail des policiers ne demeure pas vain."

De son côté Grégory Hémous, secrétaire départemental adjoint d''Alliance police nationale Occitanie rappelle que son syndicat demande la création d'un observatoire de la réponse pénale "il n'y a pas que la police qui est concernée par ce problème" pointant l'inconséquence selon lui des peines infligées et le taux de récidive inquiétant en matière de délinquance. Il regrette par ailleurs que les effectifs de la sécurité publique de Haute-Garonne n'aient pas été renforcés plus rapidement en 2021 "on nous a promis 111 fonctionnaires, on en a eu 13 fin décembre, on nous a promis 36 pour le mois de mai ce sera finalement 28" et souligne-t-il "les collègues de la police judiciaire qui traitent ces enquêtes seraient aussi bien contents d'avoir des renforts."

Pour rappel Sécurité publique et DTPJ (Direction territoriale de la police judiciaire) ont récemment permis les mises en examen notamment de trois individus dans le cadre des règlements de comptes mortels aux Izards. Et également la mise en examen de l'auteur présumé du meurtre sur l'Ile du Ramier en juillet dernier.

 

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