Fin 2022 tous les habitants de la Haute-Garonne devraient être raccordés à la fibre

 

Le calendrier de la fibre sera tenu. D'ici fin 2022, 300 000 prises soit autant de logements seront raccordés à la fibre en Haute-Garonne. Cela ne concerne pas les secteurs de Toulouse Métropole, Muret, Ramonville et Plaisance-du-Touch "où le déploiement du très haut début est géré à 100% par le privé" explique Pierre Borda directeur général de Fibre 31.

Fibre 31 est le délégataire du Conseil départemental, ce dernier a choisi de favoriser la sous-traitance locale et régionale et s’appuie, pour fibrer la ruralité avec un budget de 533 millions d'euros, "sur 8 entreprises de premier rang" (CIRCET, MCGR, SCOPELEC, PROEF, KYNTUS, PCE Services, BYON et SOCOM) animant "un réseau de soustraitance de 180 entreprises". 650 personnes sont mobilisées sur les différentes missions. 60 emplois directs ont été créés par Fibre 31.

Pour accéder à la fibre, il n'y aura pratiquement pas pour le client de décalage entre la fin des travaux et l'ouverture du service moyennant évidemment "un abonnement auprès d'un opérateur". Certaines zones vont ouvrir le service avant les autres, mais le département a souhaité avoir un déploiement "en tâches de léopard", "quartier par quartier" pour préserver "une forme d'équilibre territorial", "aucune zone ne sera lésé".

Problème, lorsque se présentent des impossibilités (rares) pour des clients de recevoir la fibre à cause de l'obsolescence de certaines installations domestiques, ce n'est ni le rôle du délégataire, ni le rôle de l'opérateur de réparer. Un vrai casse-tête. "Il y a des crédits qui pourraient être fléchés d'ici l'été" explique Pierre Borda "on réfléchit à des mécanismes de péréquations pour ceux qui peuvent avoir ce type de problèmes, comme les habitations rurales ou fermières" car "l'objectif est que tout le monde soit fibré".

 

Le volet insertion

 

Le projet de déploiement de la fibre comprend "un important volet insertion et formation" précise le département. 750 000 heures d'insertion sont prévues sur la durée du contrat, dont 300 000 d’ici fin 2022. Elles concernent un effectif de 116 personnes, d’un âge moyen de 30 ans. Les profils sont divers : allocataires du RSA, demandeurs d’emploi, jeunes de moins de 26 ans, travailleurs en situation de handicap, personnes issues de quartiers prioritaires de la ville