Les militantes ont été arrêtées lundi soir. Relâchées sans poursuites mardi après-midi.

 

Des militantes féministes ont été arrêtées lundi soir par la police au cours d'une action de collage dans les rues de Toulouse d'une caricature de Charb représentant un postérieur nu à côté de l'inscription: "Et le cul de Mahomet, on a le droit?"

Armées de sceaux remplis de colle et de brosses, les trois militantes avaient pour ambition de coller un millier d'affiches "pour inonder le centre-ville de Toulouse", et exercer leur "droit au blasphème", trois jours après la décapitation près de Paris d'un enseignant qui avait montré des caricatures du prophète Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression.

Interpellées par des passants curieux de la finalité de leur démarche, ou même agressifs, les militantes ne répondent pas ou très peu. "Il faut aller vite car ça reste une action risquée, on n'est pas là pour donner une conférence de presse", affirme à l'AFP l'organisatrice de l'action qui préfère garder l'anonymat.

"Un homme a été égorgé, en France, pour avoir montré des caricatures", lance-t-elle finalement auprès d'un badaud très insistant.

Une demi-heure à peine après le début de leur action, elles ont été interpellées par des policiers et emmenées au commissariat pour "délit d'affichage sauvage", notamment sur des sites classés. Charb avait été assassiné avec plusieurs autres dessinateurs emblématiques de Charlie Hebdo lors de l'attentat contre l'hebdomadaire satirique le 7 janvier 2015.

On apprenait en milieu d'après-midi ce mardi la sortie de garde à vue des militantes, sans poursuites à la clé.

AFP.