Tabassé par un ambulancier "anti-vax", ce soignant de Muret ne serait pas soutenu par son employeur

TEMOIGNAGE 100% - L’ambulancier a refusé de présenter son pass sanitaire obligatoire et s'est vengé en frappant l'employé de Nephrocare Occitanie.

Tabassé par un ambulancier "anti-vax", ce soignant de Muret ne serait pas soutenu par son employeur
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Tabassé par un ambulancier
Haute-Garonne
modifié le 15/09/2021 à 14:38

 

A l’heure où la vaccination devient obligatoire chez les personnels soignants, on vous raconte la mésaventure d’Alexandre. Ce soignant a été très violemment frappé par un ambulancier, à qui la victime se devait de refuser l’accès à son établissement de soins, en raison de l’obligation d’avoir le pass sanitaire. Pour avoir fait son métier, Alexandre s’est retrouvé avec deux côtes abîmées, une faille à l’amour propre et pire, son employeur ne l'aurait absolument pas soutenu.

 

L’ambulancier le frappe dans les cotes et les fracture

Alexandre habite dans le secteur de Muret, il est personnel soignant ASH, agent hospitalier. Il s’occupe de bionettoyage ou encore du filtrage au sein de l’établissement Nephrocare Occitanie, un centre de dialyse de Muret. Le vendredi 3 septembre 2021, l'ASH est chargé de filtrer les entrées chez Nephrocare, « on contrôle le pass sanitaire des ambulanciers et la température des patients » nous raconte-t-il. « Je vois que l’ambulancier titulaire est très énervé de devoir présenter son pass, alors que son collègue auxiliaire ne fait aucun difficulté ». « Il n’y a qu’ici qu’on le demande » éructe l’ambulancier indélicat. Les débats s’enveniment rapidement.

Une autre ambulance de la même société (Ambulance Auterive) se greffe à la file, « ils ont le pass et prennent donc en charge les deux patients ». C’est alors que le quadragénaire non titulaire du QR Code demande « à voir un cadre », impossible à la pause méridienne. Il tente de passer en force mais notre ASH pose la main sur le torse de l’homme pour faire barrage « il s’approche très prêt de moi et me dit : si tu n’enlèves pas ta main je t’en colle une » témoigne-t-il. Et l’homme lui a asséné un violent coup dans le thorax. Alexandre terminera à terre, le souffle coupé. Bilan : fracture des côtes. Il déposera plainte le soir même à la gendarmerie de Muret. La scène a été filmée, l’enquête sera rapide. Le mise en cause sera placé en garde à vue. Selon nos informations, il fera l'objet prochainement d'une réponse pénale dans le cadre d'une reconnaissance préalable de culpabilité. 

 

Nephrocare France n’aurait rien fait pour défendre ou accompagner son salarié

« J’ai eu 3 jours d’ITT » mais une fois revenu travailler dans son service le 10 septembre, l’ASH tombe des nues. Le mis en cause continue d’accéder à Nephrocare, « il n’a même pas été suspendu alors qu’il travaille au contact de personnes vulnérables, on ne sait pas de quoi il est capable. » Le soignant se sentant en danger, son médecin traitant prolonge son arrêt jusqu’au 25 septembre. Et son employeur ne lui épargne rien : « la direction de Nephrocare France m’a fait savoir qu’elle ne savait pas comment m’accompagner, ils n’ont pas déposé plainte et n’accompagnent pas la mienne » se désole l’ASH en CDD. Les syndicats tentent actuellement d’aider Alexandre, défendu par Me Pierre Debuisson, pour l’accompagner dans ses démarches. Nous avons contacté la direction de Fresenius Medical Care France - Nephrocare France pour en savoir plus. La direction de la communication de l'entreprise a indiqué qu'elle nous rappellerait ultérieurement.

 


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