Le 7 août ce chauffeur de 35 ans, positif à la cocaïne, avait pris la fuite.

 

Le procureur de Montauban a classé sans suite l'enquête sur le tir d'un gendarme qui avait mortellement blessé en août un chauffeur routier concluant à "l'usage légitime" de l'arme, a-t-il indiqué à l'AFP. Le 7 août, ce chauffeur de 35 ans avait pris la fuite après avoir appris par les gendarmes qui le contrôlaient qu'il était "positif à la cocaïne et qu'il ne possédait plus de point sur son permis de conduire", a précisé le procureur, Laurent Czernik.

L'homme avait alors percuté avec son 38 tonnes un véhicule de la gendarmerie dans lequel se trouvait un militaire, puis s'était engagé dans une course poursuite, d'abord sur une départementale puis sur l'autoroute. Les gendarmes avaient essayé en vain de le stopper à plusieurs reprises notamment avec des mini-herses. Un gendarme, âgé de 36 ans, avait alors fait usage de son arme.

L'enquête a conclu à "un usage légitime des armes", défini par l'article L 435-1 du code le la sécurité intérieure qui précise que le recours aux armes à feu des policiers et des gendarmes n'est possible qu'"en cas d'absolue nécessité" et "lorsque des personnes armées menacent leur vie ou leur intégrité physique ou celles d'autrui".

L'autopsie du routier, qui vivait chez sa mère à Montauban et était intérimaire pour une société basée dans le Lot-et-Garonne, a révélé qu'il était sous l'emprise de la cocaïne au moment des faits. Il avait été condamné à 7 reprises dont 3 fois pour avoir conduit sans assurance. M. Czernik a également indiqué qu'une deuxième enquête, confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Toulouse et qui portait sur le refus d'obtempérer et les mises en danger de la vie des gendarmes, a été classée suite au décès de l'auteur. Cette affaire faisait suite à deux refus d'obtempérer mortels qui en juillet avait occasionné les décès d'un policier et d'une jeune gendarme.

 

AFP.

Photo d'illustration.