Immersion dans l’exploitation de sapins de Noël de Jérôme Vergely

 

Ambiance mystérieuse à Moulin-Mage dans les monts de Lacaune jeudi matin… Des sapins à perte de vue se détachent dans le brouillard épais. L’exploitation de Jérôme Vergely produit environ 20 000 sapins par an, à destination de ses clients dans le Sud-ouest.

La majeure partie des ventes de sapins naturels tombe fin novembre. Le gouvernement a été interpellé par les producteurs et les jardineries, faute de visibilité. Mercredi, le Premier ministre a fini par autoriser à partir du 20 novembre la mise sur le marché. Grandes surfaces, jardineries ou fleuristes pourront vendre en livraison ou click and collect.

Obligés de se préparer malgré les incertitudes
Pour les producteurs, le suspens a duré jusqu’au bout. « Il y a tellement de préparations qu’on a dû faire comme d'habitude, on a engagé les salariés pour que les arbres soient prêts à temps » explique Jérome Vergely. 

 

Un travail de longue haleine
Les sapins mis sur le marché ce vendredi sont entretenus depuis huit ans par le producteur. Il a fallu les bichonner en continu pour avoir des arbres touffus, de la bonne taille, assez vert… Lorsque que la fin de l’année approche comme maintenant, les saisonniers sont de retour pour la phase finale de production avant la vente : couper, mettre en filet, puis sur les palettes.

Taillage du tronc et mise en filet

Taillage du tronc et mise en filet

Stockage sur les palettes

Stockage sur les palettes

 

Des sapins locaux dans une exploitation familiale
Avant que les parcelles ne soient recouvertes de sapins, les grands-parents de Jérôme Vergely produisaient du lait pour Roquefort sur le site agricole. En sautant une génération, leur petit-fils reprend le terrain et se lance dans les sapins de Noël en 1996, après des études scientifiques à Montpellier. Retour à Moulin-Mage, où son père, fonctionnaire à la retraite, donne aujourd’hui un coup de main.

 

Eva Sannino