"L’agriculture haut-garonnaise est à genoux" : les Jeunes Agriculteurs bloquent deux dépôts de carburant à Toulouse

Ils comptent rester au moins jusqu'à dimanche pour dénoncer la hausse du carburant, des engrais et des dérivés de produits pétroliers. Le mouvement pourrait se durcir.

"L’agriculture haut-garonnaise est à genoux" : les Jeunes Agriculteurs bloquent deux dépôts de carburant
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Haute-Garonne
modifié le 16/03/2022 à 12:09

 

Ils sont plusieurs dizaines à s’être rassemblés ce matin, vers 8h30, devant le dépôt de carburant de Lespinasse. Sur place, les Jeunes Agriculteurs d’Occitanie brandissent affiches et pancartes sur leurs véhicules de fonction. La hausse du prix des carburants les a poussés à un rassemblement de grande ampleur dans l’idée d’obtenir des annonces gouvernementales en leur faveur. Sur place, Nicolas Ates, secrétaire général des Jeunes Agriculteur, tire la sonnette d’alarme : « L’Agriculture Haut-Garonnaise est à genoux. Notre trésorerie ne supportera pas les hausses que subissent les matières premières. »  Des hausses qui ont poussé à la mobilisation, qui peut potentiellement durer : « La mobilisation est prévue jusqu’à dimanche. Après, l’objectif reste de lever le camp le plus rapidement possible en ayant des annonces gouvernementales à la hauteur de nos attentes », poursuit Nicolas Ates. Le nombre de jeunes agriculteurs rejoignant le mouvement pourrait de son côté augmenter dans la journée : « On espère une pointe à 150 membres, 20 machines et de nouveau cortège devraient arriver ici à Lespinasse », conclue-t-il.

 

Un rassemblement fédérateur

Si le mouvement semble fédérer dans la région, les revendications y sont pour beaucoup. Les Jeunes Agriculteurs réclament entre autres le blocage du prix du gasoil non routier (GNR). Pour Baptiste Ember, membre des jeunes agriculteurs d’Occitanie, ces revendications doivent être entendues de tous et toutes : « Moi je viens de l’Aude, et je suis heureux de voir qu’il y a des Héraultais, des Gersois, des Hauts-Garonnais et bien plus encore. Il faut soutenir ce mouvement, c'est important ! » confie-t-il.  Alors que d’autres agriculteurs arrivent au compte-goutte, Baptiste Ember détaille un peu plus les raisons de sa présence au dépôt de Lespinasse : « Ça ne passe plus, les prix ont explosé. Honnêtement, on ne va pas dire que nos conditions de travail sont bonnes, pas mauvaises non plus, du moins pour l’instant... On va survivre, mais jusqu’à quand ? » A Lespinasse, le rassemblement pourrait durer jusqu’à dimanche, les annonces gouvernementales à venir pourraient toutefois l’écourter.

 

Thomas Duran

 


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