Pas une, mais deux fusillades ont éclaté aux Izards mercredi soir !

 

100% vous le révèle : deux fusillades, et non une seule, ont éclaté dans la nuit de mercredi à jeudi à Toulouse, quartier des Izards. Une enquête de voisinage nous a permis de comprendre ce qu’il s’était réellement passé dans ce quartier gangrené par une guerre de territoires.

 

Règlement de comptes intra-quartiers nord

Selon nos informations, deux mafias de ce quartier nord de Toulouse s’affrontent depuis le début de l’été, pour le contrôle du marché de la drogue. Des règlements de comptes à coups de calibres, gros parfois - comme mercredi - conséquence d’une police de terrain - notamment la BST Nord – qui mène la vie dure aux dealers et déstabilise suffisamment le marché pour provoquer des réactions en chaine. Un trafiquant emprisonné, lorsqu'il ressort, tente souvent de récupérer le point de deal laissé vacant lors de sa détention, la nature ayant horreur du vide...  

 

Quid des faits mercredi ?

Selon toute vraisemblance, mercredi 23h30, une bande débarque et tire à la Kalachnikov sur d’autres trafiquants au niveau d’un point de deal place Micoulaud : un individu de 24 ans est blessé (il est sorti d'affaire après une hospitalisation à Rangueil). La bande visée va alors chercher ses propres armes et riposte au niveau de la rue des Chamois, sans faire de victime.

Aux Izards, les habitants terrorisés par ces mafias ultra-violentes, n’en peuvent plus. Les riverains, en majorité sans histoire, ont peur de parler. Normal, l’institution est dans l’incapacité de protéger d’éventuels témoins qui oseraient parler. Les dealers continuent de faire leur loi, celle du talion et de l’argent facile.

A Toulouse : un point de deal se négocie entre 1 et 2 millions d’euros. Une rentabilité qui pourrait expliquer également que des petits caïds parisiens soient récemment venus prêter main-forte aux trafiquants toulousains pour faire les "choufs" (guetteurs). Sont-ils les seuls renforts mafieux arrivés aux Izards ? Pas sûr. La connexion historique entre malfrats toulousains et marseillais (les uns exécutant les contrats des autres et inversement) laisse penser qu'après les locaux et les Franciliens, une troisième troupe pourrait entrer dans cette danse macabre.

 

Toulouse et son image d'Epinal

Un rassemblement "pour la Paix et l’Harmonie" se tient ce vendredi soir à 18 heures place Micoulaud, à l'initiative de l'association Izards Attitude.

De leur côté, policiers et personnels de justice sont désabusés dans la Ville rose. Et pour cause : trois fusillades à Nice ont suffi à Beauvau pour envoyer de gros renforts de police. En attendant, Toulouse panse ses plaies depuis juillet avec plus de 10 fusillades et 5 victimes abattues. L'image "rugby-cassoulet" semble coller à la peau de la capitale haut-garonnaise dans l'esprit des élites parisiennes. A force de macchabées dans les rues, ce sud-ouest là est bel et bien en train d'y perdre ... son art de vivre.