Le Rassemblement National sera présent sur les 17 cantons des Pyrénées-Orientales avec la liste


C’est porté par le maire de Perpignan Louis Aliot que le Rassemblement National local a voulu présenter sa liste ce vendredi 7 mai, quelques heures après celle conduite par la droite et le centre, menée par le sénateur LR Jean Sol. Louis Aliot était entouré de Jean-Paul Garraud, candidat RN à la présidence de la région Occitane, mais aussi du maire de Baixas, Gilles Foxonet, ex-LR qui a rallié le RN pour ces départementales. La tête de liste du parti pour les élections lui n’était pas présent, pour des raisons de santé. Alain Cavalière se remet de virus de la Covid-19.

Le département "en détresse" selon le RN

Aujourd’hui, la majorité de gauche est évidemment vivement critiquée par son opposition. Ses détracteurs parlent le plus souvent d’une gauche "essoufflée". Pour Louis Aliot, l’ambition principale du Rassemblement National est "de faire sortir le département de la misère sociale dans laquelle il se trouve. Et cela ne pourra être fait que par le dialogue et un certain nombre de projets en commun qu’on pourra le faire", affirme le maire de Perpignan.

Autre ambition évidemment, gagner le maximum de cantons pour avoir la majorité départementale. À noter d’ailleurs un gros combat du côté du canton de Perpignan 2, avec le binôme de la tête de liste RN Alain Cavalière qui sera face à celui du tête de liste LR Jean Sol.
 

Louis Aliot


Le changement du paysage politique en ligne de mire

Autre objectif pour le Rassemblement National : reconstruire le paysage politique, notamment à droite. D’ailleurs, les changements de camps entre Les Républicains et le RN sont au cœur de l’actualité en ce moment. Dans les Pyrénées-Orientales, c’est un ex LR qui a fait ce choix-là. Sollicité à la fois par les deux partis pour les élections de juin prochain, Gilles Foxonet a choisi son camp. Le maire de Baixas a rejoint la liste "Les P.O. en Grand !". Une démarche qu’il a d’ailleurs justifié. "Je n’ai pas quitté un camp, parce que je n’en faisais pas partie. Je n’ai pas quitté un parti politique, parce que cela fait plusieurs années que je ne suis plus membre des Républicains."

En effet, Gilles Foxonet n’est plus adhérant à aucun parti politique depuis 2018. Ce ralliement est celui d’un homme "libre de droite" selon lui. "Si je ne suis plus membre des LR, c’est notamment parce que je souhaite autre chose dans la reconstruction du paysage politique. Et il est vrai que je travaille dans le sens d’une grande et belle droite. Une droite dans laquelle les Français vont se retrouver", ajoute le maire de Baixas. 

 

Gilles Foxonet


Pour Louis Aliot justement, ces Français et habitants des Pyrénées-Orientales "l’espéraient depuis longtemps déjà." Ces ralliements exprime selon lui "une libération, une clarification". "Les électeurs se disent enfin : « certains ont compris, on va pouvoir faire autre chose. » C’est à nous maintenant de leur prouver que c’est la bonne solution et la bonne méthode." Réponse dans les urnes les 20 et 27 juin prochains.