ActualitésPyrénées-Orientales

Drame de Millas : L'heure du recueillement

Le département est sous le choc après le décès de 5 enfants.

100%

18 décembre 2017 à 12h05 par Pauline Schaller

Les habitants des Pyrénées-Orientales sont encore abasourdis après le terrible drame de Millas qui a coûté la vie à 5 enfants jeudi soir.  Allan, Loïc, Ophélia, Yonas et Diogo ont perdu la vie dans l'accident de leur bus scolaire percuté par un TER alors qu'ils rentraient chez eux à Saint-Féliu-d'Avall.

Après le choc, l'heure est maintenant au recueillement. Samedi, 300 personnes se sont rassemblées à Perpignan où une minute de silence  a été respectée.

Le maire de Perpignan Jean-Marc Pujol était présent :

 

Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan

Parmi les autres élus présents, le député Romain Grau ou la présidente du département Hermeline Malherbe. Cette dernière a assuré que l'accompagnement pour les victimes et leur famille se poursuivra autant de temps qu'il le faudra.

 

Hermeline Malherbe présidente du département.

 

Même à Perpignan, l'émotion était très forte, car de près ou de loin, tous se sentent concernés par ce drame.

 

Témoignage d'une Perpignanaise

 

 Dimanche, un grand rassemblement s'est tenu à Saint-Féliu-d'Avall d'où étaient originaires les jeunes victimes. Plus de 2000 personnes étaient présentes pour cet hommage. Depuis ce week-end, bouquets, dessins et bougies s'accumulent devant la mairie où une cellule de crise est toujours en place.

Une chapelle sera installée à la salle polyvalente ce mercredi. A l’église, dimanche soir, une messe hommage a rassemblé 400 personnes. Ce lundi, les cours ont repris au collège de Millas. Certains élèves avaient la boule au ventre en franchissant les portes.

Six enfants sont toujours dans un état critique, leur pronostic vital est engagé.

 

En parallèle, l'enquête se poursuit, la conductrice du bus a finalement été entendue et elle maintient sa première version : selon elle, les barrières étaient bien relevées au moment du drame. Mais d'autres témoignages, dont celui du conducteur du train disent le contraire.