On a appris cette semaine que l'ARS et le service de santé universitaire ont constaté plus de trois cas positifs Covid au sein de trois promotions. On vous en dit plus.


Dire que la Covid touche l’université perpignanaise est un fait, mais pas de quoi réellement s’inquiéter pour l’instant. En effet, la presse locale faisait écho cette semaine de trois clusters identifiés au sein de l’université. L’un au Staps de Font-Romeu, un autre à la section GEA de l’IUT, puis encore un autre au sein de l’école d’ingénieur Sup’Enr. Conséquence, une centaine d’élèves doivent désormais suivre les cours en distanciel, mais la situation reste encore "gérable" selon Xavier Py, le président de l’UPVD. "En réalité, on a un réel cluster toujours actif, c’est la 3ème année de Sup’Enr. Et les autres ont été des cas qui n’étaient pas de réels clusters. Mais on les a traités comme tels avec l’ARS par principe de précaution, pour éviter que cela ne puisse déraper", explique-t-il. L’université n’a jamais fait état de plus de 4 cas simultanées, "ce qui représente un chiffre très bas par rapport au nombre total d’étudiants".


Comment la situation est-elle gérée en interne ?

C’est donc à partir de 3 ou 4 cas, qu’un "cluster" peut être identifié. Après cela, commence un travail de contact tracing, d’abord mené par le service de santé universitaire (qui a la capacité de réaliser des tests), avant que le relais ne soit donné à l’ARS qui teste et analyse tout ce qu’il s’est passé dans la période où le cas avéré a été en contact avec d’autres personnes. "Dans cette période-là, on observe si tout le monde portait bien un masque en intérieur et en extérieur, s’il s’agit d’une promotion où tous les sièges de l’amphi étaient utilisés ou seulement un sur deux, ou si les étudiants ont passé une soirée ensemble, même s’ils n’en n’ont pas le droit", précise Xavier Py.  Lorsqu’il y a un risque, l’ensemble de la promotion est mis en sécurité et testée, et on peut donc réellement parler de "cluster". 
 

Xavier Py, président de l'université de Perpignan


Quelle est l’origine potentielle du cluster ?

En plus des trois clusters identifiés, l’université de Perpignan compte aujourd’hui une dizaine de promotions où un cas positif a été constaté, la plupart sans risque. Les raisons peuvent être diverses selon Xavier Py. "Il y a beaucoup d’étudiants en colocation. Dès lors qu’ils sont trois ou quatre à vivre ensemble, s’il y en a un qui a le Covid, les autres ont de fortes chances de l’attraper. Et s’ils sont dans la même promotion, tout de suite on a un cluster."

 

Xavier Py


Autre cas de figure, les soirées étudiantes. Interdites désormais, certains ne se privent pas pour autant. "Certaines promotions n’ont pas pu s’empêcher de faire quelques soirées. Je pense que maintenant cela a du quand même se réduire. Cela marque les esprits de se dire qu’au final au bout d’une semaine de reprise, on est déjà à 3 clusters", ajoute le président de l’UPVD, qui espère ne pas devoir prendre de mesures d’urgence à l’avenir.

En effet, si l’épidémie évolue dans le mauvais sens, les cours en distanciel peuvent être envisagées, ou alors à minima, adopter le système de demi-promotions avec des alternances de cours.