Les faits se seraient déroulés durant plusieurs semaines entre les mois de novembre et décembre 2019 à Vielmur sur Agout.

 

Un homme était à la barre du tribunal judiciaire mardi 4 mai, accusé d’avoir prostitué sa petite amie. Durant de longues minutes, la victime a raconté ce mois de prostitution forcée. Un calvaire décrit minutieusement au tribunal. « Je devais faire des passes dans notre appartement pendant qu’il était sous la fenêtre et attendait que je lui jette l’argent gagné. Il fallait que ça se passe bien avec les clients. » 

« Et si ça se passait mal ? » Interroge la présidente du tribunal. « Il me frappait » répond la jeune femme accoudée à la barre. Cette situation aurait duré plusieurs weekends. Les bénéfices de la prostitution, récupérés par le prévenu, servaient à financer des virées nocturnes à Toulouse, dans des bars ou en boîte de nuit. 

 

Un prévenu déjà incarcéré pour 5 ans

Le 8 décembre 2019, alors que la victime avait refusé de se prostituer, l’homme « a vrillé » explique face au tribunal l’avocate de la jeune femme. « Il l’a giflée, l’a tapée avec un balai, tellement fort qu’il a été cassé en quatre. »  Victime d’un traumatisme crânien, la petite amie violentée a été hospitalisée trois semaines dans le coma. Pour cet épisode de violence, l’homme a déjà été jugé et condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme.

« Prostituer sa femme, pour un auteur de violences conjugales, c’est franchir un pallier, estime le vice-procureur Freddy Marta. L’emprisonnement ferme sera la peine la plus adaptée. »

L’homme a été condamné à quatre ans d’emprisonnement. Le tribunal a également prononcé la confusion de cette décision avec l’ancienne condamnation. L’homme sera donc incarcéré jusqu’à fin 2024. 

TN.