La députée ariégeoise Martine Froger mise en examen pour gestion frauduleuse d’associations
La députée apparentée Parti socialiste a été mise en examen dans le cadre d’une enquête portant sur la gestion d’associations d’insertion qu’elle dirigeait avant son élection en 2023
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Publié : 8h40 par Emmanuel Bouisset
La députée ariégeoise apparentée Parti socialiste Martine Froger a été mise en examen jeudi dans le cadre d’une enquête portant sur la gestion d’associations d’insertion qu’elle dirigeait avant son élection en 2023. L’information a été confirmée par le procureur de la République de Toulouse.
Âgée de 64 ans, la parlementaire est poursuivie pour une série d’infractions présumées, parmi lesquelles abus de confiance, abus de confiance en bande organisée, faux et usage de faux, travail dissimulé, abus de biens sociaux, mais aussi déclaration incomplète ou mensongère à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Les faits visés s’étendent de janvier 2019 à novembre 2025, selon le parquet.
Une enquête déclenchée après un signalement de Tracfin
L’enquête avait été ouverte à la suite d’une note d’information de Tracfin, le service de renseignement financier, datée de janvier 2025. Ce signalement évoquait notamment un possible manquement de Martine Froger à ses obligations déclaratives auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, certaines ressources n’ayant pas été mentionnées.
Dans le cadre de cette procédure, l’immunité parlementaire de la députée avait été partiellement levée le 18 février dernier, afin de permettre son placement sous contrôle judiciaire. En revanche, le bureau de l’Assemblée nationale ne s’était pas prononcé en faveur d’une garde à vue, estimant que l’élue ne cherchait pas à se soustraire aux auditions.
Sept autres personnes mises en examen
Outre la députée, sept autres personnes ont également été mises en examen dans ce dossier. Il s’agit de responsables de trois associations, occupant différentes fonctions de direction, de gestion administrative ou financière, ainsi que de comptabilité. Parmi elles figure notamment le fils de la députée.
L’ensemble des personnes mises en cause a été placé sous contrôle judiciaire, précise le parquet de Toulouse.
La députée affirme coopérer avec la justice
Avant la levée partielle de son immunité, Martine Froger avait indiqué, dans un communiqué, qu’elle entendait coopérer pleinement avec les autorités et fournir l’ensemble des éléments demandés. Elle avait également rappelé que cette procédure « s’inscrit dans le fonctionnement normal de la justice » et ne préjuge en rien de son issue.
L’enquête se poursuit désormais sous l’autorité du parquet de Toulouse.
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