"J'ai attrapé son cou et j'ai serré" : Cédric Jubillar reconnait avoir étranglé sa femme
Alors que le procès en appel du Tarnais est reporté à 2027.
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Cédric Jubillar a avoué à la justice avoir étranglé sa femme Delphine lors d'une dispute survenue dans leur maison du Tarn, à Cagnac-les-Mines, la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
"Je l'ai attrapée par le cou et j'ai serré (...) Elle est tombée inerte", a déclaré le peintre-plaquiste de 38 ans lors de son audition devant la présidente de la cour d'assises le 15 juillet.
Pendant cinq ans et demi, Cédric Jubillar a nié le meurtre de Delphine Aussaguel et toute implication dans sa disparition, qu'il a signalée aux gendarmes le 16 décembre 2020 à l'aube, quelques heures après avoir dissimulé son cadavre.
Ses aveux récents ont conduit la justice a reporter son procès en appel, prévu initialement dès le 21 septembre, devant la cour d'assises de Haute-Garonne. Le deuxième procès débutera finalement au plus tard en avril 2027. En première instance, il a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle.
Des ossements de Delphine Aussaguel ont été découverts le lendemain de ses révélations, dans un champs situé à une dizaine de kilomètres de leur maison située dans le village de Cagnac-les-Mines.
- Le meurtre
"Elle m'a dit quelque chose qui m'a fait péter les plombs, j'ai vrillé, je voulais qu'elle se taise, je l'ai attrapée par le cou et j'ai serrée. Je lui disais +tais-toi+, +tais-toi+, +je t'en supplie tais-toi+".
"Elle était face à moi je me souviens que je regardais mes pieds car je ne voulais pas croiser son regard. Elle est tombée inerte (...) Il m'a fallu quelques instants pour réaliser que je venais de tuer la mère de mes enfants.
Je suis en panique je suis tétanisé je ne sais plus quoi faire", a dit Cédric Jubillar à la magistrate, après avoir formulé de premiers aveux dans un courrier à ses avocats, quelques semaines plus tôt.
- Dissimulation du corps
Le peintre-plaquiste affirme ensuite avoir placé dans le coffre de sa voiture le corps de Delphine Aussaguel, une infirmière de nuit de 33 ans et mère de leurs deux enfants. Il dit avoir roulé sans destination précise sur la route menant à Cordes-sur-Ciel.
"Je me souvenais avoir vu des monticules de terreau dans le cadre d'un chantier. Je me suis dit que j'allais la mettre là. (...) J'ai creusé comme je pouvais, j'ai déposé son corps à cet endroit et je l'ai recouvert comme je pouvais. Je pensais vraiment qu'on allait la retrouver avant", a-t-il relaté à la magistrate qui l'a entendu le 15 juillet.
- Indices effacés
"Ensuite je suis rentré à la maison, je suis allé vérifier que les enfants dormaient bien. J'ai vu le téléphone de Delphine, je l'ai pris avec une paire de boots et un manteau à elle, et j'ai tout jeté dans la poubelle d'un voisin, à 50 mètres de la maison", a-t-il encore dit.
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