Cédric Jubillar reconnaît avoir tué son épouse et veut collaborer avec la justice
Ses avocats ont pris la parole ce lundi après-midi.
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Publié : 15h09 par Thomas Naudi avec AFP.
Après cinq ans de déni, Cédric Jubillar a changé de stratégie de défense: il reconnaît avoir donné la mort à
son épouse Delphine, disparue fin 2020, et se dit prêt à collaborer avec la justice, deux mois avant son procès en appel, dont la tenue dans les temps sera, selon ses avocats, "impossible".
Dans un courrier manuscrit adressé à son avocat Pierre Debuisson, révélé par la Dépêche du Midi lundi matin, il admet pour la première fois sa responsabilité dans la disparition de l'infirmière de 33 ans, dont on n'a jamais retrouvé le corps.
Lors d'une conférence de presse quelques heures plus tard, Me Debuisson a confirmé "les aveux" de Jubillar, qui est selon lui "prêt à collaborer entièrement avec la justice" et à indiquer aux enquêteurs où se trouve le corps, qu'il a dissimulé dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. "Il se tient à la disposition des juges", "j'espère que les réponses apportées par Cédric Jubillar permettront (aux enfants du couple) de faire leur deuil et de donner une sépulture à Delphine", a déclaré Me Debuisson face aux journalistes. "Evidemment, il regrette (...) c'est le pire geste de sa vie", a-t-il
ajouté. D'après lui, le passage aux aveux du peintre-plaquiste est dû à "un besoin de parler", car il aurait jusque-là été "verrouillé par la pression médiatique" et "la pression très forte des enquêteurs", ainsi que fragilisé par la prise de médicaments et son régime carcéral à l'isolement, raisons selon lui de son déni. Et s'il n'avait pas été détenu à l'isolement, il aurait fait ces révélations plus tôt, assure-t-il.
Cédric Jubillar, 38 ans, a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025 par la cour d'assises du Tarn et doit être jugé en appel à partir du 21 septembre, à Toulouse, un procès censé durer quatre semaines.
Pour ses avocats, il serait "impossible" et même "grotesque" que le procès se tienne dans les temps, puisqu'il faut désormais selon eux que leur client soit entendu, puis que la dépouille soit recherchée avant que des analyses
puissent être effectuées.
Avocate des enfants, Malika Chmani a salué le revirement. "On est soulagés pour les enfants. (...) Maintenant, c'est important qu'il nous dise où est le corps. Je crois que c'est ce qui va venir, en tout cas on le souhaite".
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