Cantines bio : carton rouge pour une préfecture de la région
Cette enquête a été dévoilée par l’association Agir pour l’environnement
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Publié : 8h37 par Emmanuel Bouisset
Carcassonne apparaît parmi les plus mauvais élèves du premier palmarès national des villes‑préfectures sur l’introduction d’aliments biologiques dans les cantines scolaires.
Cette enquête, dévoilée le 22 janvier 2026 par l’association Agir pour l’environnement, révèle que la ville n’atteint que 7,3 % de produits bio dans les repas servis aux enfants des écoles primaires.
Une loi ignorée par une majorité de collectivités
Depuis le 1er janvier 2022, la loi Égalim impose pourtant au moins 20 % d’aliments biologiques dans la restauration collective publique.
Quatre ans plus tard, moins d’une collectivité sur quatre respecte ce seuil, selon l’association.
Dans ce classement dédié aux villes‑préfectures, Carcassonne décroche un carton rouge, en raison d’un taux de bio parmi les plus faibles de France hexagonale.
Un enjeu de santé publique et de transition agricole
Pour Agir pour l’environnement, cette situation est préoccupante. L’association rappelle que le développement du bio constitue « une nécessité et une urgence ».
La Cour des comptes, dans un rapport publié en juin 2022, soulignait déjà les bénéfices de l’agriculture biologique :
✔ meilleure qualité nutritionnelle,
✔ impacts positifs sur la biodiversité,
✔ réduction de l’exposition aux pesticides,
✔ contribution à la lutte contre le changement climatique,
✔ soutien à l’emploi rural.
L’organisation accuse les collectivités en retard — dont Carcassonne — de bafouer la loi et de manquer aux attentes des familles, très sensibles à la qualité des repas servis aux enfants.
🎙 Ecoutez l’interview de Jacques Caplat, coordinateur des campagnes « agriculture et alimentation ».
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