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Le père incestueux de Cahors condamné par une juridiction criminelle à Toulouse

Il comparaissait pour tentative de viol sur une adolescente de 16 ans. Il écope de 6 ans de prison.      

3 novembre 2022 à 13h43 par Brice Vidal

 

Un homme de 44 ans, Jérôme Saillens, vient d’être condamné à 6 ans de prison, reconnu coupable de tentative de viol sur mineur de 15 ans.

Un verdict rendu ce mercredi par la cour criminelle de Haute-Garonne qui examinait les faits à huis clos depuis lundi. Le 20 septembre 2019, ce coureur de fond originaire de Cahors, récidiviste d’infractions à caractère sexuel, avait ramené une adolescente de 16 ans avant de tenter de la violer par deux fois à son domicile de l’ouest toulousain. Prétextant connaître ses parents, il s’était à plusieurs reprises déplacé sur le lieu de travail de la jeune fille au profil vulnérable. L’employeur de la victime traumatisée avait prévenu la police lorsque l’accusé était revenu trainer dans les parages, les fonctionnaires le retrouvaient avec une jeune femme en pleine démarche de séduction « insistante ». L’accusé a nié les faits en garde à vue évoquant une relation consentie, mais son passé, les témoignages à charge et ses déclarations évolutives au cours de l’enquête l’ont conduit à être renvoyé devant une juridiction criminelle.  
 

Séducteur libertin ou prédateur sexuel ? La justice a tranché    
 
Car Jérôme Saillens n’est pas un inconnu de la justice, celui qui se présente comme un libertin serait en réalité un prédateur sexuel au goût prononcé pour les mineures. Le Cadurcien a été condamné en appel à 25 mois de prison, en 2021, pour agression sexuelle incestueuse. La victime à l'époque : la fillette de Jérôme S. Une affaire que 100% vous révélait et qui avait ému au sommet de l’Etat puisque la sénatrice et ex-ministre de la famille Laurence Rossignol s’en était emparée. A Cahors, l’ancien surveillant d’établissement scolaire a aussi été rattrapé par la justice pour deux agressions sexuelles sur une ancienne élève. Mercredi l’avocat général a requis 10 ans de réclusion avec mandat de dépôt (détention), l’accusé défendu par Me Parra-Bruguière écope de 6 ans de prison sans incarcération immédiate. La partie civile était représentée notamment par Me Camille Landart. Le quadragénaire est actuellement assigné à résidence et a été déchu de l’autorité parentale.