AED : dans l’Aude, le SNES‑FSU alerte sur des conditions de travail toujours plus précaires
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Publié : 8h58 par Emmanuel Bouisset
Le SNES‑FSU de l’Aude tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Selon le syndicat, la situation des AED — les assistants d’éducation, plus connus sous le nom de surveillants — reste largement méconnue du grand public mais devient de plus en plus préoccupante dans l’Éducation nationale.
Dans l’Académie de Montpellier, les témoignages se multiplient : refus de CDI sans explication, manque total de formation, absence d’évolution salariale, et aucune perspective de carrière.
Une profession devenue indispensable mais déconsidérée
Les AED occupent un rôle central dans les collèges et lycées : gestion de la vie scolaire, encadrement des élèves, surveillance, accompagnement du climat scolaire… Un champ de missions qui, selon le SNES‑FSU, s’est encore élargi ces dernières années.
Pourtant, sur le terrain, la reconnaissance tarde à suivre. Dans l’Aude, Patrick Borde, représentant du SNES‑FSU, déplore un système où les assistants d’éducation restent cantonnés à des contrats précaires, même lorsque la loi semble offrir une voie de stabilisation.
Des CDI possibles depuis 2022… mais rarement accordés
Depuis 2022, la législation permet aux AED d’être titularisés en CDI après six ans de contrat. Une mesure conçue pour fidéliser des personnels indispensables au fonctionnement des établissements.
Mais sur le terrain, tout se complique.
Le SNES‑FSU relève :
- des refus de CDI sans justification claire ;
- des AED qui obtiennent un CDI mais sans aucun accompagnement professionnel ;
- aucune grille d’évolution salariale, même après des années d’ancienneté ;
- aucune perspective de carrière, les fonctions d’AED n’offrant pas de débouchés internes.
Une situation qualifiée de « complexe », voire décourageante pour des personnels souvent jeunes, investis et déjà confrontés à une charge de travail élevée.
Des missions en hausse, mais pas les salaires
Pour le syndicat, la contradiction est flagrante : alors que les besoins augmentent dans les établissements, les AED restent maintenus dans une forme de précarité structurelle.
Patrick Borde souligne également l’absence d’évolution salariale malgré la montée en responsabilités : un point de crispation majeur.
🎧 Ecoutez l’interview de Patrick Borde (du SNES‑FSU Aude) au micro de Romain Piccolo
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