A69: La pose du revêtement de la future autoroute entre Castres et Toulouse a commencé

Le bitumage doit se poursuivre jusqu'à l'été pour une mise en service de l'A69 en octobre 2026

Enrobé A69
La pose de l'enrobé a démarré sur l'A69
Crédit : ATOSCA

Publié : 8h34 par Cécile Gabaude avec AFP

La pose du revêtement de l'A69 a débuté et doit se poursuivre jusqu'à l'été pour une mise en service en octobre 2026, a indiqué jeudi le concessionnaire Atosca, lors d'un point de presse. "On a fraîchement démarré", a déclaré Walter Guyonwarch, qui conduit les travaux de l'autoroute, affirmant que les "quelques dizaines, centaines de mètres" d'enrobé couvrant une "bretelle d'entrée" de la future autoroute, dans sa portion située en Haute-Garonne, avaient déjà été posées. Les équipes d'Atosca, futur concessionnaire actuellement en charge du chantier, estiment pouvoir achever la pose du reste des 500.000 tonnes de revêtement "au cours de l'été", a-t-il précisé. "En vue d'une mise en service prévue au mois d'octobre, il nous faut avoir appliqué l'enrobé, au minimum deux mois avant l'ouverture", a souligné M.Guyonwarch.

Le directeur général d'Atosca, Martial Gerlinger, s'est de son côté félicité que la cour administrative d'appel de Toulouse ait validé le 30 décembre l'autorisation environnementale qui avait été annulée en première instance, y voyant une "décision importante et structurante". "Nous poursuivons notre chemin", a-t-il dit, affirmant que "78% du budget du chantier a été dépensé", ce qui représente, selon son décompte, 90% des terrassements et 97% des ouvrages d'art alors qu'actuellement 850 personnes et 350 engins travaillent sur le chantier.

Interrogé sur un éventuel dépassement de l'enveloppe prévue au départ pour le chantier, il a répondu: "pour nous à ce stade, on se base sur le budget initial".

Concernant le pourvoi des opposants contre l'arrêt du 30 décembre devant le Conseil d'Etat ainsi que les autres procédures devant la justice pénale, M.Gerlinger a affirmé: "on fait les choses correctement, la justice se prononcera si besoin".

Par ailleurs, alors qu'Atosca a dû mettre un terme, à la suite d'arrêtés préfectoraux et d'une décision de justice, à une utilisation illégale de plusieurs dizaines d'hectares de surfaces non-autorisées pour le chantier, le directeur général d'Atosca a affirmé qu'il n'y aurait plus de dépassement d'emprise. "S'il devait y avoir des ajustements ponctuels - je ne peux pas les exclure- bien entendu, on fera ça en bonne articulation avec les services de l'Etat", a-t-il précisé.