ActualitésHaute-Garonne

Trafic de smartphones : un mystérieux clan de Colombiens sévissait dans une discothèque de Toulouse

La police vient d'arrêter 11 individus. 25 victimes dénombrées en deux jours.

20 septembre 2021 à 14h55 par Brice Vidal

 

Un mystérieux clan de Colombiens s'adonnait au trafic de smartphones dans une discothèque de Toulouse. 

Les policiers viennent d'établir que plusieurs victimes s'étaient fait voler leurs téléphones ou leurs coques de téléphone ce week-end. Les opérations de police ont permis l'arrestation de 11 individus, femmes et hommes, âgés d'une vingtaine à une trentaine d'années. Leur particularité : il s'agit de ressortissants sud-américains. Les faits se sont déroulés, sur deux nuits, au sein de la discothèque Le Poney Club. 

Les policiers de la Brigade anti-criminalité de la rive droite sont intervenus une première fois dans la nuit de vendredi 17 septembre à samedi 18 septembre dans cette boite de nuit, située quartier de la Cépière. Plusieurs personnes, parties danser, venaient de se faire dérober leurs smartphones. Des téléphones laissés sans surveillance dans les sacs ou volés alors qu'ils dépassaient de la poche arrière du pantalon. Les dix victimes et les témoins désignaient 3 hommes et 3 femmes soupçonnés d'être les auteurs. Ils étaient placés en garde à vue. Les policiers arrivaient à "accrocher" une femme de 32 ans et un homme de 35 ans, ces derniers étaient déférés.

Le lendemain soir, même chanson. Les policiers de la Bac, cette fois en surveillance au sein de l'établissement grâce à la discrète complicité de la direction, repéraient le petit manège de cinq voleurs colombiens inconnus jusque-là. Ils interpellaient les mis en cause et retrouvaient pas moins de 13 téléphones volés, cachés dans les toilettes. Au total, 11 gardes à vue prononcées et 25 victimes recensées. La petite entreprise était visiblement bien huilée et la discothèque en question clairement visée par les malfaiteurs. Plusieurs des mis en cause, tous ressortissants colombiens résidants en Espagne, seront jugés en comparution immédiate.   

 

Photo : @poneyclubtoulouse