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"Pas de coupures" mais des actions "Robin des bois" promet la CGT Energie en Haute-Garonne

A la veille de la deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, comment se prépare la manifestation à la CGT Energie ? Reportage.

30 janvier 2023 à 19h34 par Brice Vidal

 

A Toulouse, ils étaient 36 000 selon la police, 50 000 selon les syndicats le 19 janvier « moi je pense qu’on était quasiment 100 000 » s’enflamme Thomas Bozonnet responsable de la CGT EDF en Haute-Garonne. Quel que soit le chiffre, le pic de mobilisation historique dans la Ville rose pourrait être égalé ce mardi à 10 heures au départ de Saint-Cyprien, alors que Toulouse était déjà le plus gros cortège après Paris il y a 10 jours.

 

Debout 5 heures 

7 heures du matin ce lundi, rendez-vous était donné au rond-point de Météo France, Thomas tague avec sa bombe de peinture les mots d’ordre sur de grandes banderoles plastique ; « on veut sensibiliser, on s’est levé à 5 heures, ça pique un peu mais c’est pour la bonne cause, et après on part au boulot » rigole-t-il. Ils sont cinq avec Mathilde notamment et Patrice, tous électriciens, mais bientôt des cégétistes de Météo France rejoint la petite bande. Mathilde veut mobiliser au maximum et elle compte sur l’appel dans les lycées ce mardi « faut pas se laisser faire, il y a un bel engouement et il ne faut pas que ça retombe » explique-t-elle quand un automobiliste klaxonne « vous voyez, on est soutenu » en déduit-elle et « il nous faut être visible du gouvernement et des médias, car aujourd’hui beaucoup de gens font grève mais ne vont pas se mobiliser dans la rue et les chiffres s’en trouvent fossés ».

 

Des radars vitesse auraient été "débranchés" 

Et la petite musique des coupures de courant que la CGT énergie menace de lancer ? Pour Thomas, ce n’est pas à l’ordre du jour ; au contraire « il y aura des actions Robin des Bois, des remises en énergie de personnes en grande précarité qui ont été coupées » et « des actions pour inhiber les compteurs des commerces en difficulté qui souffrent en raison de l’augmentation des coûts de l’énergie. » Des gestes solidaires et pas des coupures sauvages donc car « en coupant l’électricité les agents risquent leur job » et « il n’est pas question de pénaliser les citoyens ». Si le mouvement se durcissait nul doute que les préfectures et les sous-préfectures, symbole de l’Etat, seraient visées en premier ; ainsi que les permanences des parlementaires soutenant la réforme. Il se murmure aussi que certains radars vitesse de Haute-Garonne auraient été « débranchés » par les « électriciens » de Haute-Garonne.