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Attentats de Trèbes et Carcassonne en 2018 : sept personnes seront jugées aux assises

Les suspects ne sont pas poursuivis pour complicité mais pour avoir favorisé le passage à l'acte de l'assaillant.

31 août 2022 à 13h18 par La Rédaction

Trois juges d'instruction antiterroristes ont ordonné mercredi que sept personnes soient jugées par la cour d'assises spéciale pour avoir, à des degrés divers, aidé Radouane Lakdim à commettre les attentats de Trèbes et Carcassonne en mars 2018, qui avaient fait quatre morts dont le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, a appris l'AFP de sources proches du dossier.

Les suspects, six hommes et une femme âgés de 22 à 33 ans, ne sont pas poursuivis pour complicité mais pour avoir favorisé le passage à l'acte de l'assaillant, un délinquant de droit commun radicalisé tué le jour des faits lors d'un assaut du GIGN.

Dans une ordonnance de mise en accusation signée mercredi et consultée par l'AFP, les magistrats vont plus loin que les réquisitions du parquet national antiterroriste (Pnat) et ordonnent que cinq des suspects soient jugés pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Parmi ces accusés figurent la petite amie et le plus proche ami de l'assaillant, Marine Pequignot, 22 ans, et Samir Manaa, 27 ans, ainsi que Sofian Boudebbouza, aujourd'hui âgé de 24 ans. Déjà condamné quand il était mineur pour avoir projeté de se rendre en zone irako-syrienne en 2017, ce dernier est accusé d'avoir fourni un soutien intellectuel à Radouane Lakdim.

A leurs côtés, deux autres hommes, Reda El Yaakoubi, 32 ans, et Ahmed Arfaoui, 27 ans, comparaîtront pour la même qualification criminelle, alors que le Pnat n'avait retenu à leur encontre que des délits. L'un des deux, beau-frère de l'auteur, avait nettoyé le domicile familial des Lakdim, emmenant un sac volumineux avec lui, avant une perquisition des policiers. Deux autres suspects seront jugés pour des délits connexes, notamment la détention d'armes.

 

Avec AFP.