L’augmentation du prix du tabac aura eu raison de la buraliste de Rigautou.

Lou Tarnou, qui faisait bureau de tabac et épicerie depuis trois ans, a brusquement fermé le 28 juillet. Ce petit commerce de village, véritable lieu de vie, a été forcé de fermer, dans une situation financière très difficile.

Tout a commencé avec d’importants travaux début 2018, réalisés juste devant le commerce, et qui ont rendu l'accès très compliqué, explique la dirigeante Laure Kartzun : « On a perdu 20 000 euros en 15 jours. On a perdu toute la trésorerie qu’on avait ! » Les hausses du tabac lui ont également fait très mal : « les gens vont en Andorre ou en Espagne, et on ne peut que les comprendre… » Les dernières semaines avant sa fermeture, Laure ne pouvait même plus passer de nouvelles commandes de tabac ! "Une commande doit au minimum être de 11 000 euros" explique Laure, une somme qu'elle ne pouvait plus sortir.

La vente de tabac représentait 75% de son chiffre d’affaire, le reste provenant en grande partie de l’épicerie. Mais même là, « le Lidl voisin, entièrement rénové début 2019, nous a fait très mal. »

Pour rembourser toutes ses dettes, Laure est contrainte de vendre les murs de son commerce. « On est dévasté, avec mon mari. J’avais investi toutes mes économies ! C’est un rêve qui se brise. Les hausses du tabac ont tué mon commerce » regrette l’ex-buraliste. Elle espère, une fois sa situation financière stabilisée, créer une activité d’épicerie chez elle, à Saint Pierre de Trivisy. Mais « le tabac, c’est fini » assure t’elle.