Le projet ne justifierait pas les atteintes à la protection des espèces

 

Les "pro" et "anti" se déchirent depuis plusieurs années dans l'ouest toulousain.

Le projet de centre commercial Val Tolosa à Plaisance-du-Touch est fort compromis, suite à une décision du conseil d'Etat.

Il a confirmé mardi l'annulation d'un arrêté préfectoral de 2013 autorisant la destruction d'espèces protégées. "C'est une victoire décisive, c'est un projet inutile, c'est un projet délétère pour l'environnement, c'est un projet d'un autre âge", a déclaré à l'AFP Pascal Barbier, l'un des Co-présidents de l'association "Non à Val Tolosa" qui combat un projet jugé "pharaonique". L'investissement représente, selon le promoteur Unibail-Rodamco-Westfield, 290 millions d'euros.

 

12 ans de combat et 6 ans de procédures

Un collectif citoyen contre ce projet appelé "Portes de Gascogne" s’était monté dès 2006.

Puis les associations Collectif Non à val Tolosa, France nature environnement et Nature Midi-Pyrénées, ont croisé le fer plusieurs années. Elles avaient engagé un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 29 août 2013 autorisant deux promoteurs (SAS PCE et SNC foncière Toulouse ouest) à détruire ces aires naturelles, qui abritent des espèces protégées (hibou, milan noir, crapaud calamite, chauve-souris...) pour pouvoir construire ce centre commercial de 63.000 m².

Le tribunal administratif de Toulouse a annulé cet arrêté en avril 2013, une décision confirmée en juillet 2017 par la cour administrative d'appel de Bordeaux. La plus haute juridiction administrative a une nouvelle fois rejeté le pourvoi présenté par les deux sociétés immobilières.

 

Le conseil d'Etat "siffle la fin de la partie" selon NON à Val Tolosa

Le conseil d'Etat estime notamment "que le projet ne répondait pas à une raison impérative d'intérêt public majeur suffisante pour justifier les atteintes à la protection des espèces". Deux permis de construire ont déjà été annulés, et le troisième fait l'objet d'un recours qui doit être examiné prochainement par le tribunal administratif de Toulouse.

 

Avec AFP

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