Toulouse : Et si la Tour Occitanie commençait à sortir de terre à la fin de l'année?

L'enquête publique vient de démarrer et le constructeur se veut optimiste. 

Toulouse : Et si la Tour Occitanie commençait à sortir de terre à la fin de l'année?
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Toulouse : Et si la Tour Occitanie commençait à sortir de terre à la fin de l'année?
Haute-Garonne

Et si la Tour Occitanie commençait à être érigée dès la fin de l’année ?

L’enquête publique vient de démarrer pour Toulouse Euro sud ouest et doit durer jusqu'au 30 avril. Ce mardi les acteurs institutionnels engagés dans l'opération (Mairie de Toulouse, département, région, Etat mais aussi Europolia, Tisséo et la SNCF) se sont retrouvés pour évoquer la mise en oeuvre opérationnelle.  

135 hectares à rénover

Depuis le 14 mars, les Toulousains peuvent donc, pendant six semaines, donner leur avis sur ce projet qui prévoit le réaménagement complet du quartier Matabiau d'ici 2030 : plus de 950 arbres à planter, 2 à 3000 logements prévus dont 35% de logements sociaux, des bureaux, 1 école, 1 gymnase, 1 crèche, 1 parc et des berges aménagés. Et la Tour Occitanie : un immense gratte ciel de 150m de haut, végétalisé.

Début des travaux fin 2019 ?

Cette tour doit être construite par la compagnie de Phalsbourg. Eric Paillot, le vice président explique : "le permis est en bonne voie d'instruction (il a été déposé en juillet 2018, ndlr). On attend les résultats de cette enquête publique. Et si tout se passe bien, dans un monde idéal, le permis sera délivré pour la rentrée scolaire de cette année et début de construction d'ici la fin de l'année."

La Tour Occitanie en chiffres c'est 190 millions d'investissements, 116 chambres d'hôtels, 120 appartements et 800 espaces pour les vélos. 

Le permis de construire de ce projet est est donc lui aussi soumis à enquête publique, après décision de la préfecture, alors que le maire de Toulouse avait lui estimé que la concertation avait déjà eu lieu à ce sujet dans le cadre de l'enquête du PLU en 2016. C'est donc une petite victoire pour les opposants qui compte bien continuer à se mobiliser (voir plus bas).

"On va négocier"

L'enquête publique comprend aussi la possibilité de construire jusqu'à 60 mètres de hauteur, ce qui a provoqué quelques inquiétudes. 

Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse a tenu hier à pacifier le débat. "Si l'enquête publique se termine favorablement, la collectivité engagera une négociation avec les habitants du quartier, avec les association pour voir où sont les endroits où on met 60 mètres, par exemple face à la voie ferrée. Et quels sont les endroits où il faudra des hauteurs plus basses. Il y aura concertation et négociation, à condition de rester dans le volume général du projet." 

Les opposants mobilisés

Les associations de quartiers concernées par ce projet - comme Non au gratte ciel de Toulouse ou Bien vivre à St Aubin - comptent bien se faire entendre dans cette enquête publique. Ainsi, un débat est organisé ce mercredi 20 mars à 20h30, salle du Sénéchat (17 rue de Rémusat, métro Capitole ou Jeanne d'Arc), sur le thème : " Projet Teso et tour Occitanie ; quelle participation citoyenne à l'enquête publique ?"

La pétition "Tour Occitanie, non merci!" a recueilli plus de 4000 signatures. 

-B.V. avec C.F.-

Eric Paillot,vice-président de la compagnie de Phalsbourg, constructeur de la Tour Occitanie

Jean-Luc Moudenc veut pacifier les choses avec les opposants à la Tour Occitanie
Voilà à quoi doit ressembler le quartier après travaux

Voilà à quoi doit ressembler le quartier après travaux

(De gauche à droite) Pascal Boureau vice-président du Conseil départemental 31, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Jean-Luc Moudenc maire de Toulouse et Etienne Guyot préfet de région.

(De gauche à droite) Pascal Boureau vice-président du Conseil départemental 31, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Jean-Luc Moudenc maire de Toulouse et Etienne Guyot préfet de région.