90 000 personnes en Occitanie devraient être vaccinées d'ici le début du mois de février. C'est l'objectif souhaité par Pierre Ricordeau, directeur général de l'Agence régionale de Santé Occitanie. « Si on a davantage de doses, on fera plus », certifie-t-il. 

500.000 doses par semaine vont être répartis dans toute la France. Ces deux derniers jours, Toulouse en a reçu près de 20 000. Le préfet de l'Occitanie et de la Haute-Garonne, Etienne Guyot l'assure : « Tout ceci va monter en puissance mais effectivement, nous recevons des doses par semaine ».

8 centres de vaccination pour les personnels de santé

 

Huit centres de vaccinations contre la Covid-19 accueilleront les professionnels de santé salariés et libéraux en Haute-Garonne.

La mairie de Toulouse, les CHU de Toulouse tel que Purpan et Rangueil et l'hôpital Joseph Ducuing peuvent vacciner dès ce mercredi 6 janvier comme nous le révélions ce mardi. Le lendemain, ce sont le Conseil Départemental de l'Ordre des Médecins et l'Unité de soins dédiée à St Jory qui commenceront la campagne de vaccination. La maison de santé de St Gaudens suivra le jour suivant.

Puis l'hôpital de Muret sera le dernier centre à ouvrir, soit le lundi 11 janvier. Pour ceux travaillant dans des cliniques privées, cinq cliniques, Toulouse, Muret, l'Union, Cornebarrieu et Quint-Fonsegrives, commenceront à vacciner dès le lundi 11 janvier.  Les professionnels de santé exerçant en milieu hospitalier peuvent, eux, se faire vacciner sur leur lieu de travail. 

Et concernant les personnes à domiciles, souhaitant se faire vacciner, la solution n'est pas encore trouvée.  « On va avoir besoin de quelques jours pour trouver le bon maillage », assure Pierre Ricordeau, directeur général de l'ARS Occitanie.

 

L'ARS pas favorable à des centres de vaccinations n'importe où

 

L'objectif étant de vacciner en masse, certains lieux se proposent pour accueillir des centres entre leurs murs. À l'image du Vélodrome, à Marseille. A l'évocation de cet exemple, Pierre Ricordeau, le directeur général de l'ARS, est formel : « Je n'y suis pas favorable. Il faut trouver un équilibre entre les contraintes du vaccin, qui oblige à créer des centres de vaccination, mais aussi la proximité. Faire un immense centre, dans le centre-ville, ce n'est pas répondre à cet objectif de proximité. Puis il faut conserver le lien entre les médecins traitant et les opérations de vaccination. Si on fait des opérations immenses, je crains que ce lien se perde. »

 

 

« On ne va pas ouvrir un centre dans les 587 communes de la Haute-Garonne, cela n'aurait pas de sens ! », confirme Etienne Guyot, préfet de la région Occitanie et de la Haute-Garonne. « Toutes les initiatives des collectivités locales sont les bienvenues. Je les examine et nous travaillons là-dessus. »

 

Régine, première résidente, de Toulouse, à se faire vacciner

 

« C'est essentiel, et je trouve qu'on a beaucoup trop de morts ». Voici les mots de Régine, 71 ans, quelques minutes après l'injection du vaccin. Elle est devenue, ce mardi 5 janvier, la première résidente à recevoir le vaccin contre la Covid-19. Régine est arrivée à l'unité des soins de longue durée de l'hôpital Garonne aux alentours de Noël. Après avoir eu le virus de la grippe à 20 ans, ce vaccin contre la covid-19 sonnait comme une évidence pour la résidente. C'est son médecin, responsable de l'USLD, Sophie Hermabessière qui lui a administré le vaccin : « C'est vrai que vous n'avez pas eu beaucoup de réticence, vous avez fait confiance ». « J'ai fait confiance aussitôt », lui répond Régine.

 

Professeur Vellas, premier personnel de santé toulousain à recevoir le vaccin

 

Dans la foulée, ce sont une soixantaine de résidents et personnel soignant, de plus de 50 ans ou fragiles, qui se sont fait vacciner. Dont, le professeur Bruno Vellas, 63 ans, responsable du gérontopôle. Quelques minutes avant de recevoir l'aiguille dans le bras, il confie : « En me faisant vacciner, ma dernière pensée revient pour les plus de 15 000 patients qui décèdent chaque jour à cause de la Covid. C'est pour cela qu'il faut vacciner le plus rapidement et largement possible. »

 

Marie-Amélie Masson.