À 91 ans, Michèle est la première résidente de structure médicalisée de la région à avoir reçu une dose du vaccin de Pfizer-BioNTech.


Le top départ de la campagne de vaccination contre la Covid-19 a été donné ce lundi après-midi dans les Pyrén​ées-Orientales, et plus précisément au centre hospitalier de Prades. 20 personnes y ont été vaccinées, comprenant 12 patients de l'Unité de Soins de Longue Durée (USLD) de l'hôpital, des personnels soignants, ainsi que des professionnels libéraux pradéens. 

Un médecin généraliste en exemple

Le premier vaccin du département a notamment été administré au Docteur Patrice Gimbert, médecin généraliste à la maison de santé de Prades. "Je suis un pro vaccination depuis toujours. Pour moi, la vaccination est un acte pour se protéger individuellement et un acte civique", nous confie-t-il avant l'instant T. "Après, la fiabilité du vaccin ne fait pas de doute selon moi. Certes le procédé est nouveau, mais les études durent déjà depuis bien longtemps. Donc j'ai toute confiance, et je suis là aussi pour que tout le monde puisse se mettre dans l'idée qu'il faut effectivement se faire vacciner, que c'est un acte civique, et qu'il ne faut pas le louper", ajoute ce médecin qui assure recevoir de nombreux "patients sceptiques" . Des craintes qui n'étaient pas vraiment vérifiées ce lundi pour les résidentes de la structure médicalisée de l'hôpital de Prades.
 

Docteur Patrice Gimbert, médecin généraliste à la maison de santé de Prades


Michèle et Monique, 91 ans, premières résidentes vaccinées

C'est le Docteur Aurélie Hors qui avait la charge ce lundi d'organiser les premières vaccinations. Elle s'occupe notamment des patients placés à l'ULSD (voir plus haut) de Prades et avait donc déjà recueilli le consentement de plusieurs d'entre-eux, dont Michèle et Monique. Ces deux amies de 91 ans étaient en première ligne pour se faire injecter une dose du vaccin Pfizer. Michèle n'a pas hésité quand on lui a demandé si elle le souhaitait. "Dès qu'ils en ont parlé à la télévision j'ai dit "aller hop on y va". Parce que j'en ai marre d'être malade et je me dis que si cela peut m'éviter autre chose."

Cette résidente "en a également assez" de son isolement lié aux restrictions sanitaires mises en place dans sa structure. "J'espère au moins que les personnes qui se sont faites vacciner auront un peu plus de libertés", nous dit-elle, avec une grande confiance en ce vaccin. "Si on le fait, c'est parce que ça doit être très bien étudié. Alors il ne faut pas avoir peur et je n'ai pas peur. Il faut tout essayer dans la vie." Pour Monique, aucune hésitation non plus. Même si la maladie ne lui fait "pas peur", un antécédent familial l'a convaincu. "J'ai mon fils qui l'a eu et il a été bien malade. C'était important pour moi de me faire vacciner car il y avait déjà un cas dans la famille".
 

Michèle, première résidente d'une structure médicalisée à avoir été vaccinée contre la Covid-19


Objectif : consentement 

Dans les Pyrénées-Orientales, ce début de campagne de vaccination concerne cinq structures, trois Ehpad et deux unités de soins longue durée (à Perpignan, Thuir et Ille-sur-Têt), dont celle de Prades. En plus de ces sites, plusieurs professionnels de santé de l'hôpital de Perpignan se sont également fait vacciner ce lundi. L'objectif des autorités sanitaires est ensuite de pouvoir recueillir au plus vite le consentement des résidents en EHPAD du département pour accélérer cette campagne.  

Cela a déjà démarré pour les 125 résidents de l'EHPAD Guy Malé à Prades. Et contrairement aux nombreuses critiques sur la lenteur des processus, possiblement liés au consentement, Guillaume Dubois, le secrétaire départemental de l'Agence Régionale de Santé rappelle "qu'il n'y a pas de formalisme nécessaire pour recueillir le consentement". "Il n'est pas nécessaire d'avoir un écrit, ça peut aussi aller très vite. Après bien sûr, pour les structures pour personnes âgées dépendantes, on a besoin de l'avis de la famille, puisqu'il peut y avoir des personnes très vulnérables. Mais l'objectif c'est d'avoir un moindre formalisme de manière à ce que les personnes puissent consentir assez rapidement et être vaccinées", affirme-t-il. 
 

Guillaume Dubois, le secrétaire départemental de l'Agence Régionale de Santé

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Plus de 4 500 résidents en maison de retraite ou unités de soins pour personnes âgées sont concernés par cette campagne dans les Pyrénées-Orientales. Si les centres de vaccination de l'hôpital de Prades et de Perpignan restent les références départementales pour l'instant, d'autres structures pourraient être utilisées à cet effet. Elles sont pour l'instant au stade "de la réflexion", selon Guillaume Dubois.  
 

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