Des labos du Tarn et Garonne, Lot et Haute-Garonne.

 

Les 20 laboratoires Biofusion du Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne et Lot étaient fermés mardi en raison d'une grève des salariés qui protestent notamment contre une "prime Covid" jugée insuffisante, a-t-on appris auprès de la direction et des syndicats.

Il s'agit d'un des premiers mouvements de grève dans des laboratoires de biologie médicale depuis la multiplication des tests virologiques (PCR) en France, dont le nombre dépasse désormais le million par semaine. Cet objectif, fixé par le ministre de la Santé Olivier Véran, est synonyme de travail à la chaîne pour les laboratoires, dont les personnels fatiguent.

Mardi matin, quelques 70 salariés de Biofusion, entreprise membre du groupe Inovie, se sont rassemblés devant un site à Montauban, a constaté un correspondant de l'AFP. "En raison d'un mouvement de grève du personnel, TOUS les laboratoires Biofusion seront fermés au public mardi 15 septembre", indique la direction dans un communiqué publié sur son site.

"Nous ne pourrons pas assurer la prise en charge de votre bilan. Nous ne pourrons pas assurer les dépistages Covid-19, sur tous les sites et tous les drives", sauf un "qui fonctionnera sous réquisition de la préfecture", selon elle.

La déléguée syndicale CFDT, Catherine Bellenque a expliqué à la presse que tout était "parti de la petite prime reçue comme prime Covid", c'est "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase". "Cette prime est dérisoire comparée à l'investissement du personnel qu'ils soient coursiers, secrétaires, techniciens, infirmières", selon elle. Les départements de Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne sont classés en "zone rouge" de circulation active du Covid-19.

Début septembre, François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes (SDB), avait alerté sur un risque d'"explosion sociale, si les personnels de laboratoires privés décidaient de se mettre en grève", rappelant qu'ils n'avaient rien obtenu lors des accords du Ségur de la santé.

 

Avec AFP.