Le phénomène du burkini a touché ces dernières semaines la plus importante des piscines municipales de Toulouse : la piscine Alfred Nakache. Nos confrères de La Dépêche du Midi révèlent qu'en trois semaines des dizaines de femmes se sont baignées en maillot de bain islamique intégral. En fait une dizaine. 

 

La mairie a dû faire un rappel au règlement

La mairie de Toulouse nous confirme que "plusieurs femmes en burkini (entre 7 et 10 en trois semaines selon la municipalité) ont réussi à rentrer en début de saison" et "nous avons été alertés par des agents et par des usagers de la piscine". Selon nos informations, les agents n'auraient dans un premier temps pas su comment réagir face à cette situation. Une fois l'information remontée au Capitole, les services de la mairie ont rappelé que "l'utilisation d'un maillot intégralement couvrant était formellement interdit par le règlement intérieur". En fin de semaine dernière, les maîtres-nageurs sauveteurs (MNS) ont cette fois spécifié l'interdiction à des femmes portant un burkini à Nakache, "tout s'est passé dans le calme, il n'y a pas eu d'esclandre" nous précise une source municipale.

 

Ce que dit la loi

Le juge des référés du Conseil d’État, saisi pour la première fois d’un recours dans le cadre du nouveau « déféré laïcité » issu de la loi du 24 août 2021, a confirmé récemment la décision du tribunal administratif de Grenoble. Lequel avait prononcé la suspension du nouveau règlement des piscines de la ville de Grenoble qui autorisait le port du « burkini ». Saisi d’un appel de la commune, le Conseil d’État estime que "la dérogation très ciblée apportée, pour satisfaire une revendication religieuse, aux règles de droit commun de port de tenues de bain près du corps édictées pour des motifs d’hygiène et de sécurité, est de nature à affecter le bon fonctionnement du service public et l’égalité de traitement des usagers dans des conditions portant atteinte au principe de neutralité des services publics."

 

Photo d'illustration. 

« L'affaire de Grenoble a eu du retentissement et c'est de la provoc' » analyse Jean-Luc Moudenc

 

Interrogé, le maire de Toulouse livre son sentiment : "ce qui s'est passé à Grenoble a eu beaucoup de retentissement médiatique et je ne peux pas m'empêcher de penser que certaines personnes se sont dit « et si je faisais ça » " alors "j'interprête ça comme de la provoc' " mais " que tout le monde m'entende" prévient Jean-Luc Moudenc "il n'est pas question de faiblir ou reculer là-dessus. Le règlement doit être appliqué dans touter sa rigueur et j'ai donné des instructions" souligne-t-il.

"Que les agents n'aient aucun doute, le règlement applicable n'est pas le règlement de Grenoble censuré par la justice, mais celui dont nous nous sommes dôtés depuis plusieurs années". De surcroît pour l'édile toulousain "la quasi totalité des personnes respecte le règlement" et "ça ne sera pas d'avantage autorisé au lac de la Ramée", "une personne qui a un malaise avec un burkini pour lui porter secours : c'est beaucoup plus difficile, on ne changera pas le règlement de La Ramée non plus"

 


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