Le détenu du centre pénitentiaire de Perpignan présentait des symptômes importants du Covid-19 et a été emmené cette nuit au centre hospitalier de la ville. Il a tenté de prendre la fuite pendant sa prise en charge.


Dans la nuit de ce jeudi, l'état de santé d'un détenu de la maison d'arrêt de Perpignan alerte les surveillants. Ce dernier ne se sent pas bien et présente des problèmes respiratoires. Un appel à SOS médecins confirme un cas suspect de Covid-19 et c'est ainsi que trois surveillants se chargent de l'amener au centre hospitalier de Perpignan.

"Il s'agit d'un détenu particulièrement signalé", affirme Vincent M., l'un des trois agents en charge de son déplacement. Une fois arrivé à l'hôpital, le prisonnier est installé au sein du centre d'infectiologie réservé au Covid-19, en zone dîte "sale", c'est-à-dire l'espace réservé aux personnes qui ont, ou sont suspectées de contracter le Covid-19. À ce moment-là, pour des raisons sanitaires, plus qu'un seul agent peut encore s'occuper de la surveillance du détenu.

Une tentative d'évasion en plein hôpital

Sur les coups de 5 heures du matin, le personnel médical doit perfuser l'homme, et ses menottes doivent par conséquent être retirées. Le détenu reste tout de même entravé, mais il suffit d'une absence très courte du surveillant pour un besoin pressant, pour que l'individu tente de s'évader. Après avoir arraché ses perfusions, le détenu jette du matériel électronique sur le personnel médical et prend la fuite. Il réussit à sortir de l'établissement. Les trois agenst sur place se lancent alors à sa poursuite. Heureusement, l'un d'entre eux arrivent assez vite à l'intercepter et le maîtriser deux rues plus loin.

Le détenu va passer en commission de discipline pour ses actes. "On devrait savoir dans les prochaines heures s'il est positif au Covid-19", ajoute Vincent M..

La sécurité des tests pour les détenus remis en cause

Difficile pour les trois surveillants pénitentiaires présents lors de l'incident d'envisager un nouveau déplacement de détenu à l'hôpital de Perpignan : "Le problème qui se pose pour ce centre réservé pour le Covid-19, c'est qu'il n'est pas trop adapté au niveau sécuritaire. Si jamais on a plusieurs cas qui se déclarent, on ne va pas pouvoir partir avec plusieurs escorts. On va se marcher dessus et gêner les soigants qui ont besoin de place. Si cela se propage, il va peut-être falloir qu'une unité sanitaire s'installe à la prison plutôt que de faire des sorties comme ça, car c'est bon pour personne", explique Vincent M..