Un incident qui est survenu seulement quelques jours après l’assassinat par décapitation du professeur Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine.


C’est aux alentours de 13h30 ce mardi 20 octobre au centre pénitentiaire de Perpignan, qu’un détenu, mécontent que le personnel du quartier disciplinaire n’accède à sa demande de lui passer du tabac, a menacé de mort le surveillant en ses termes : "Ah oui vous faites comme ça. La prochaine fois ce sera un surveillant qui sera décapité !"

Âgé d’une quarantaine d’années, le détenu condamné pour "violences et harcèlement sur sa conjointe" multiplie les incidents au cours de sa détention. Il a été placé aux quartiers disciplinaires pour, entre autres, violences avec d’autres détenus, trafic de portables, ou encore refus de se soumettre à une mesure de sécurité.

"Qu’il soit jugé pour menace de mort et apologie du terrorisme"

"Quand un détenu vous fait une menace de ce type, il est pour nous hors de question de laisser passer ce genre de propos. Il faut que ce détenu comparaisse devant notre justice, en comparution immédiate, pour menace de mort et apologie du terrorisme. Il est hors de question que ce soit le personnel pénitentiaire qui ait peur de ce type de détenu », s’indigne Pierre Grousset, secrétaire départemental du syndicat UFAP UNSA Justice à la prison de Perpignan. Selon lui, le détenu a assurément voulu rappeler le terrible attentat de Conflans-Sainte-Honorine avec cette menace. 

La direction a de son côté fait remonter cet incident au procureur de la République. Le détenu devrait donc rapidement répondre de ses actes devant la justice. 

 

Pierre Grousset, secrétaire départemental du syndicat UFAP UNSA Justice