Pourquoi ces dégradations ?

 

Mauvais surprise vendredi pour les agents de l’Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine (UDAP) du Tarn-et-Garonne, à l’occasion d’une visite de contrôle, ils ont répéré "d’importantes fissures à l’extrémité occidentale de la nef de l’édifice" indique la préfecture.

Les agents ont "immédiatement informé la Conservation régionale des monuments historiques (CRMH) de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac)" ; les responsables se sont rendus sur place lundi "pour reconnaître l’ampleur des désordres" :  des lézardes "visibles entre les fenêtres hautes et les grandes arcades de la première travée du monument" "le massif occidental – comprenant la façade, la tribune d’orgue et les deux clochers – a connu très récemment un important mouvement structurel". Conséquence : il s'est désolidarisé du reste de l’édifice !

 

Mesures prises

L’entreprise Relano "missionnée par l’architecte des bâtiments de France" a posé "une dizaine de témoins en plâtre". Il s'agit de vérifier si les désordres "sont stabilisés ou s’ils sont toujours actifs".

La Conservation régionale des monuments historiques va commander "une mission en urgence" au maître d’œuvre, qui sera présent à Montauban lundi prochain "afin que la cathédrale soit appareillée (capteurs, fissuromètres, etc.) dans les meilleurs délais", "qu’un système d’alerte soit mis en œuvre et qu’un diagnostic structurel soit établi".

 

Bon état sanitaire

L’ensemble "a fait l’objet d’importants travaux dirigés par l’État dans les dernières décennies". Ainsi, la nef "a été intégralement restaurée entre 1997 et 1998". Un récent référé préventif (décembre 2019) rédigé par un expert judiciaire avait permis de constater "le bon état sanitaire de cette partie de l’édifice" précise la préfecture. Débutés en avril dernier, les travaux du parking de la place de la cathédrale devraient se terminer en janvier. Sont-ils à l'origine des dégradations ? Les experts vont devoir le déterminer. 

 

Photo : http://centredupatrimoine.montauban.com.

Notre-Dame-de-l’Assomption

 

Construite entre 1692 et 1739, Notre-Dame-de-l’Assomption est une des rares cathédrales de France élevée à la période classique. Réalisée selon les plans des plus grands architectes du roi (François d’Orbay, Jules Hardouin-Mansart, Robert de Cotte), elle se caractérise par son imposante façade de pierre blanche, au deux clochers symétriques, initialement ornée de sculptures réalisées par Marc Arcis. Elle abrite le fameux Vœu de Louis XIII, œuvre majeure d’Ingres (1824) récemment restaurée. La cathédrale, propriété de l’État affectée au ministère de la Culture, a été classée Monument historique le 9 août 1906.