Une vieille dame de la région fête ses 150 ans, mais il lui reste du mordant.

 

La Dépêche du Midi souffle 150 bougies ce vendredi. L’incontournable quotidien, qui a son siège aux Pradettes à Toulouse, est l’un des trois plus vieux médias français, "il a traversé les époques" se félicite Jean-Nicolas Baylet, le directeur général du groupe.

A l’origine, quatre ouvriers rassemblaient les dépêches informant du déroulé de la guerre contre la Prusse, en 1870. La Dépêche, ses valeurs humanistes et démocratiques, est aussi une histoire de familles s'amuse Jean-Nicolas Baylet "nous sommes la quatrième génération [...] mais au-delà de la famille Baylet, il y a beaucoup de familles qui sont présentes dans le journal et dont les parents ou grands-parents travaillaient déjà ici ! " 

La Dépêche a fait sa mue

La Dépêche du Midi c’est aussi un modèle économique qui évolue grâce au numérique : 12 millions de lecteurs par mois et une version numérique dans le Top 20 des sites internet d'info français "on fait bien ce métier là et le lecteur ne s'y trompe pas" clame JNB. Un demi-siècle à informer le lectorat de la région, à révéler, à alimenter les débats pour le quotidien "rad-soc"; mais si une page d’histoire locale se tourne, il reste encore de nombreuses rubriques à écrire. Et des combats à mener.

Une presse en première ligne du combat démocratique 

Comme le cheval de bataille du directeur général du groupe : faire payer Google et les GAFAM qui monétisent les contenus de son journal, "un combat démocratique" estime Jean-Nicolas Baylet car "nos rédactions produisent des contenus protégés par le droit d'auteur qu'utilisent les GAFAM. Ils les monétisent sans en assumer les coûts", et, analyse le DG du groupe "aux Etats-Unis, près de 1800 journaux locaux ont fermé et partout vous avez des abus, parce que les médias restent des contre-pouvoirs importants". Le jeune dirigeant continuera à inscrire La Dépêche du Midi dans cette tradition de "lanceur d'alerte".