Des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont émaillé samedi le rassemblement de quelque 4.500 "gilets jaunes" à Toulouse, selon la police, alors que la Ville Rose était proclamée "capitale" du mouvement pour son 22e acte.

Peu après 20h00, la préfecture de Haute-Garonne dénombrait 14 blessés "en urgence relative", dont "un représentant des forces de l'ordre", 11 manifestants et deux passants.

 

Par ailleurs, 37 personnes ont été interpellées dans le centre, notamment pour des jets de projectiles, dégradation ou port d'arme. La préfecture précise que "parmi ceux-ci", plusieurs personnes ont été interpellées sur le fondement de la nouvelle loi anti-casseurs "pour dissimulation volontaire du visage".

 

La tension est montée très vite, moins d'une heure après le début du cortège sur une grande avenue menant au centre historique. Les manifestants s'y sont heurtés à des barrages des forces de l'ordre qui ont avancé pour les cantonner, tirant gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Des "individus habillés en noir, masqués ou cagoulés, équipés, ont pris à partie les forces de l'ordre avec de multiples jets de projectiles et feux d'artifices", a affirmé la préfecture, chiffrant à "plusieurs centaines de personnes les profils violents".  A 18H00, le calme était globalement revenu mais avec encore des groupes de manifestants refusant de quitter la rue et des échauffourées sporadiques.



Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a pour sa part exhalé dans un tweet son "ras-le-bol de voir une toute petite minorité qui impose sa loi à la majorité des citoyens".
 

Avec AFP.

Photos : archives décembre 2018.


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