La société GITeS est chargée de régler les problèmes d'occupations de parties communes dans les immeubles.

 

La société GITeS a été créée en septembre 2018. Financée par Les Chalets et Patrimoine Languedocienne - deux bailleurs sociaux privés à Toulouse - le groupement interquartiers de tranquilité et de sûreté (GITeS) est chargée de solutionner les problèmes liés aux occupations de parties communes.

En gros, il s'agit de faire cesser les troubles à la tranquillité vécus par les habitants de ces quartiers défavorisés.

 

90% de l'activité au Mirail

Ils interviennent à 90% sur Toulouse (également sur Cugnaux, Beauzelle et Cornebarrieu) "et à 90% dans le quartier du Grand Mirail" précise Rémi Vincent. Le directeur général insiste sur la nécessité "de faire cesser le sentiment d'abandon" pour les habitants de ces immeubles la plupart du temps confrontés à des petits (ou gros) réseaux de trafic de drogue. 

Après un an d'existence, les violences à l'égard des agents du GITeS se multiplient. Et le chef de groupe est souvent contraint de faire appel à la police pour sécuriser les interventions "nous en sommes à minimum 3 interventions de police par semaine pour venir nous aider, quand ce n'est pas 5 à 10 interventions de la force publique" déplôre Remi Vincent.

Ses agents sont pourtant formés à la sécurité, ils ont l'agrément pour utiliser des armes de catégorie D : mini-lacrymo et matraque télescopique.

Mais parfois c'est insuffisant... 

 

Le responsable d'une agression envers des agents comparaissait ce mardi

Le 21 juillet dernier les agents sont pris à partie secteur Reynerie-Auriacombe. Un individu de 21 ans sera arrêté.

Il était jugé, ce mardi, en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Le jeune majeur, déjà connu de la justice, avait caillassé (avec d'autres individus) policiers et agents du GITeS. Il a finalement été condamné à 8 mois de prison avec maintien en détention. Interdiction de port d'arme pendant 5 ans, révocation de son sursis et interdiction d'apparaître dans le secteur Reynerie-Auriacombe.

 

L'avocat du GITeS veut faire payer (tous) les agresseurs

"Trop c'est trop" estime Me Cyrille Périgault, avocat du GITeS. "Il y a déjà eu 4 agents blessés depuis 1 an d'exercice." C'est la première fois que le conseil intervient au pénal au nom du GITeS, " c'est vraiment le message que je souhaite faire passer : je ferai en sorte que pour chaque dossier le préjudice moral, financier ou corporel soit intégralement réparé." Le groupement est bien décidé à ne plus rien laisser passer.