La négociation autour des cycles de travail a semé la zizanie.

 

Panique à la Direction départementale de la sécurité publique de l'Aude. Des arrêts de maladie en cascade viennent d'être enregistrés au commissariat de Carcassonne. Les trois brigades de jours manquent à l'appel soit 20 fonctionnaires - 90% des gradés et des gardiens de la paix. Qui reste-t-il pour assurer la sécurité des Carcassonnais ? "Guère plus que les adjoints de sécurité et les réservistes" nous indique David Leyraud responsable du syndicat Alliance de l’Aude.

 

Des fonctionnaires soumis à rude épreuve

Selon lui, la colère gronde depuis un moment pour diverses raisons : "depuis 2018, nos collègues ont tout vécu : les inondations dramatiques, une attaque terroriste meurtrière, la crise des gilets jaunes, on leur tire dessus au mortier et maintenant les politiques qui les lâchent [...] les brigades de jour n'ont qu'un week end sur six de repos".

 

 

Les policiers veulent un cycle mixte de travail

"Pas étonnant" que les fonctionnaires de la DDSP 11 "soient à bout" estiment le responsable d'Alliance. Dernièrement, l'absence de discussion sur les cycles de travail a donc mis le feu aux poudres.

Pour David Leyraud, il n’y a qu’une sortie de crise possible : "il faut la mise en oeuvre d'un cycle mixte. Il emporte l'adhésion de tous. Charge désormais au directeur départemental de la sécurité publique de faire remonter l'information à la direction centrale." En attendant, avec un tel absentéisme au commissariat de Carcassonne : les motards de la police et les hommes de la brigade anticriminalité (BAC) assureront la prise en charge des appels au 17 (police secours).